• Dans la série, les gens sont étranges... Aujourd'hui, j'avais rendez-vous avec une personne qui souhaitait m'acheter un article que j'avais mis en vente sur internet. Après quelques messages échangés, nous convenons d'une heure et d'un lieu de rencontre. Afin de rendre les choses plus précises, elle me dit qu'elle sera dans une petite ford fiesta bleue, un peu délavée, près de la station essence d'une grande surface. Bon. J'arrive un peu avant l'heure convenue. Je me gare devant l'unique point d'accès au parking du magasin en me disant que de cette façon je ne risquais pas de louper la fiesta bleue. 

    Je guette, je scrute, j'attends... j'attends... j'attends... L'heure est passée depuis un moment. Soudain, que vois-je ? Une fiesta bleue ! Enfin ! Je sors de ma voiture sous la pluie (ben oui...) et hop, la fiesta file se garer à l'autre bout du parking, très loin de la station service. Je me dis qu'on m'a posé un lapin. ce ne serait pas la première fois ! Et là, avant de remonter dans ma voiture, je vois juste un peu plus loin, une voiture bleue pas très fraîche. Je m'approche. C'est une Citroën Saxo. En plus, elle est garée là depuis au moins une demi-heure donc, ça ne peut pas être ça. Et là, je vois une dame qui sort de ce véhicule. S'engage alors un petit dialogue fort cocasse :

    "C'est vous pour l'annonce sur internet ? me demande-t-elle. 

    - Oui, c'est moi. 

    - Ah ben je suis là depuis un moment... et vous aussi, en fait ! "

    Interloquée, fixant bêtement le nom SAXO écrit à l'arrière de sa voiture, j'acquiesce et je lui dis :

    "Ben oui mais vous m'aviez dit une fiesta bleue !

    - Oui, ben c'est une petite voiture, quoi. Fiesta, Saxo, je sais pas mais elle est bleue."

    C'est pas faux... donc, si je n'étais pas sortie de ma voiture, on aurait pu y être encore vu son sens de l'observation... J'aurais dû lui dire que je conduisais une Rolls noire... 


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  • C'est peut-être une obsession vu que j'avais déjà écrit des choses à ce sujet ICI mais, quand même... il se passe des trucs pas nets. 

    L'autre jour, dans une émission qui se voulait plus sérieuse et moins "conventionnelle" que d'habitude sur Arte, Fabien Lecoeuvre évoquait la mort de Cloclo en expliquant qu'après l'électrocution, il se serait assis et aurait donné des ordres que plus personne ne comprenait vu que son cerveau avait grillé. Il dit donc, en gros, qu'il était dans un état de semi-conscience lui permettant de voir ou de réaliser qu'il allait mourir. Bizarre. On n'a jamais entendu ça avant : on a toujours dit qu'il avait perdu conscience, qu'on l'avait mis sur son lit, que les pompiers avaient essayé de de réanimer, en vain. Donc, comment aurait-il donné des ordres ? Qui l'a mis sur une chaise après son choc électrique ? Pourquoi sur une chaise ? A qui donnait-il des ordres ? On a l'impression qu'il y avait une foule de gens dans sa salle de bain à ce moment-là. Et ce n'est pas la version de Kathleen( sa 2e version, en tout cas) qui a pourtant servi comme version officielle pour le film : elle est derrière la porte, ils papotent, Cloclo touche l'applique et paf, elle va le sauver et ne s'électrocute pas grâce à ses sabots. On avait fini par admettre cela. Sauf que l'autre, Lecoeuvre arrive avec ses gros sabots (lui aussi !) et nous balance une histoire de chaise, de paroles incohérentes à cause d'un cerveau grillé... Tout cela est complètement nouveau ! Faux ? Peut-être. Mais quel intérêt ? Pourquoi ne dire que ça alors ? Pourquoi ne pas carrément dire ce qu'il pense plutôt que de le sous-entendre de manière aussi maladroite ? Si le but était de parler d'overdose pourquoi ne pas l'avoir fait clairement ? Pourquoi garder l'idée de l'électrocution qui pourtant ne correspond plus à rien ? C'est soit l'un, soit l'autre. Pas les deux en même temps.

    Plus étrange encore, Michel Drucker, qui depuis presque 40 ans a toujours raconté à peu près la même chose, ajoute d'un coup qu'il s'est rendu à l'appartement du chanteur, qu'il ne croyait pas à sa mort... alors qu'on le voit, pendant la préparation de son émission du lendemain, à la télé complètement dévasté vers 16h. Si Cloclo est mort à 14h30, comment Drucker a-t-il fait pour apprendre la nouvelle, ne pas y croire dans un 1er temps puis se précipiter à l'appartement pour demander à Claude de venir faire l'émission, rester un peu, comme il le dit, assis sur le lit,  repartir à la télé et être à 16h devant les caméras complètement décomposé ? Téléportation ? Magie ? L'animateur reste, quant à lui, sur l'électrocution. C'est déjà ça. Mais il y a quand même des soucis de cohérence et d'horaires qui ne collent plus du tout ! Rien que ça, c'est louche. 

    Que penser ? Que Claude François n'est définitivement pas mort électrocuté le 11 mars en début d'après-midi. Il est mort probablement autrement et surtout bien plus tôt que l'heure officielle. On a magouillé. On a inventé. On a imaginé des trucs pour en cacher d'autres,c'est évident. Mais pour cacher quoi ? Pourquoi se donner tant de mal ? Pourquoi pendant si longtemps ? Pourquoi, après 40 ans de secret bien gardé, les langues se délient et se mettent à donner des petits détails différents à chaque fois ? Soit ils crachent le morceau, soit ils continuent de garder le secret. Connaîtra-t-on un jour la vérité ? Saura-t-on pourquoi on s'est donné tant de mal pour faire avaler cette électrocution qui tient de moins en moins la route ? 

    Je ne crois plus du tout à l'électrocution. Oui, j'aimerais mieux connaître la vérité quelle qu'elle soit, même si elle doit être sordide. A force de douter, j'ai imaginé des choses probablement bien pires que la réalité donc, rien ne me choquerait. Les vrais fans pourront continuer de croire en ce qui les arrange, ce n'est pas ça qui rendra les choses plus cohérentes sauf si la journée du 11 mars 1978 a exceptionnellement duré 48 ou 72 heures. Là, ça tiendrait. Sinon, réfléchissez ! Relisez les bouquins et vous verrez que plus rien ne colle ! 


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  • Qu'est-ce que le Trollinours ? Ah, ah. Vous aimeriez le savoir, hein, petits curieux ! Je vais vous expliquer. C'est tout simplement le croisement hasardeux d'un troll et d'un bisounours. Cette combinaison a été largement facilitée par le web. Cet hybride sévit particulièrement dans le milieu enseignant. 

    Mode de vie : souvent prof, le trollinours adooooore son métier. C'est une véritable vocation qu'il aimerait d'ailleurs pratiquer bénévolement. A ce titre, il se permet de critiquer les enseignants qui ont le malheur de trouver leur salaire un peu trop bas... ou du moins, pas assez haut. Il aime ses élèves, leur pardonne tout, même le pire, parce qu'ils sont jeunes, fatigués, ennuyés, parce qu'ils doivent subir les méchants profs qui ne connaissent pas la bienveillance, parce qu'ils ont des problèmes familiaux... Le Trollinours est un adepte éclairé (et allumé) de la bienveillance (envers les élèves) à tout va. 

    Mode d'attaque (mode malveillance :ON) : répète à longueur de temps que les profs ont de la chance, qu'ils ont d'énormes privilèges. Exècre les profs qui osent dire que leurs conditions de travail ne sont pas plus idylliques que celles des autres corps de métier. On sent d'ailleurs chez le Trollinours une forme de complexe encore inexpliqué : il semble avoir honte de profiter ainsi du système et se sent coupable d'être parfois fatigué alors qu'il exerce un métier si merveilleux. Le Trollinours devient agressif envers les autres formes de profs dès qu'il les entend se plaindre. Sur le web, il se lâche et répète à qui veut l'entendre que les profs sont des grosses feignasses surpayées qui font de la merde (sauf lui !). 

    Autre bizarrerie : le Trollinours prétend souvent avoir exercé avant dans le secteur privé et donc, c'est avec sagesse et expérience qu'il peut se permettre d'affirmer que les fonctionnaires sont des gros salopards de privilégiés de merde alors que les vrais travailleurs, eux, n'ont rien du tout : aucun avantage, pas même le salaire, c'est dire ! 

    Le Trollinours aime traiter les autres de bisounours parce qu'il a un peu honte aussi de cette part génétique qu'il a pourtant beaucoup de mal à renier. 

    Son terrain de chasse : les pages ou les forums consacrés aux profs. Evidemment. Il peut ainsi, à loisir, laisser éclater ses penchants pour l'autoflagellation mêlés de mépris pour ceux qui  contrairement à lui, ont ouvert les yeux sur les réalités d'un métier très souvent difficile. 

    Son cri d'attaque : "Arrêtez de vous plaindre", "on n'a pas à se plaindre, on a plein d'avantages", "nous sommes des privilégiés", "les autres profs sont des feignasses", "si c'est comme ça, change de boulot !"... et encore d'autres variantes sur ce même thème. 

    Pour l'éliminer : c'est difficile, je ne vous le cacherai pas. On peut y arriver avec un argument qui, en général, fait taire le Trollinours pour un moment : "Mais, dis-donc, Trollinours, comment expliques-tu la crise des vocations dans l'Education Nationale ?". Si vous tombez sur un Trollinours peu habile, ça devrait suffire à lui clouer le bec... mais, souvent, ils sont plus aguerris, malheureusement. Dans ce cas, une seule solution s'offre à vous : la fuite ! 

    Alors, faites gaffe quand même car c'est une espèce en voie de développement... et le jour où le statut des fonctionnaires sautera, je vous annonce un risque de surpopulation !


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  • On dit souvent que le métier de prof est une vocation. Pour beaucoup, c'est le cas, en effet. Tant mieux pour eux. Ou tant pis. Perso, ce n'était pas du tout ça. J'ai étudié la littérature par goût et je me suis retrouvée prof par obligation. J'ai rapidement constaté qu'à part ça, les études littéraires ne menaient pas à grand chose et comme il faut bien "gagner sa vie", il a fallu agir. J'ai passé le concours. Je l'ai eu. Maladroitement, mais je l'ai eu.

    J'étais sûre et certaine d'être nulle pour ce job et mes premières années me l'ont prouvé. Ensuite, j'ai pris de l'assurance et le métier a fini par rentrer, comme on dit. Il m'est arrivé de vivre de bons moments, de trouver des trucs très positifs et quelquefois, je me dis que c'est un travail qui me convient malgré tout.

    L'autre jour, nous avons eu une "formation". Je mets des guillemets parce que je n'estime pas avoir été vraiment "formée" à quoique ce soit mais peu importe, là n'est pas la question. Non. Ce qui m'a interpellée ce sont les propos de deux des "formateurs" qui s'adressaient à nous. Des collègues, en fait. Le premier, prof de lycée, certainement apprécié et compétent. La deuxième, prof de lycée pro, certainement appréciée et compétente aussi. Ces deux-là nous ont expliqué de façon plus ou moins alambiquée que nous ne représentions rien aux yeux de nos élèves. Rien. Alors, bien sûr, je n'avais pas imaginé avoir une quelconque valeur mais, quand même, lorsque ce sont des collègues qui nous expliquent que pour nos élèves nous ne sommes rien, ça fait bizarre. En gros, on nous a expliqué que les élèves n'ont aucune raison de soigner leurs écrits pour leurs profs puisque le prof ne représente rien à leurs yeux. D'après ces collègues, les gamins essaieront de faire des travaux soignés pour d'autres personnes, des parents, des amis, des étrangers mais pas pour leur prof qui est finalement quantité négligeable.

    Je me demandais dans quel autre boulot on dirait ainsi sans détour aux gens qu'on n'en a rien à faire de leurs compétences, de leurs efforts, de leur sensibilité aussi. La société dans sa globalité nous prend pour des cons alors, en effet, pourquoi les jeunes agiraient-ils autrement ? Mais le pire dans tout cela c'est que c'est une idée qui semble désormais ancrée, intégrée. Là, il ne s'agit pas de la parole d'un quidam dans la rue mais bel et bien de l'avis de 2 collègues s'exprimant devant plusieurs dizaines de profs. Quand on y réfléchit, ça fait flipper, non ?

    Je me disais qu'avant, un peu au moins, l'élève aurait été désireux de faire plaisir à son prof. Je me souviens de ma fierté lorsqu'un prof disait que ce que j'avais fait était bien, qu'il avait apprécié de me lire (même si ce n'était pas un si bon devoir dans le fond). Je me rappelle quand j'allais demander leur avis à mes profs sur mes lectures ou sur mes textes parce que leur avis importait. Je lisais leurs appréciations et j'essayais de tenir compte de leurs conseils parce que c'était eux qui savaient. J'ai encore en mémoire des conseils donnés à l'oral par certains profs, conseils qu'il m'arrive encore d'appliquer aujourd'hui. Vous allez me dire que c'est normal vu que je faisais partie des "bons" élèves. Pour être exacte, je n'étais pas mauvaise. Mais qu'importe. Aujourd'hui, il arrive aussi que les bons élèves nous prennent pour des débiles profonds. 

    Alors, quand j'entends des collègues expliquer que les gosses ne font aucun effort d'orthographe (malgré le temps qu'on passe à signaler leurs fautes) parce que leur travail n'est QUE pour le prof et que les profs, ils en voient passer depuis qu'ils sont petits et qu'ils en ont finalement assez de devoir se les coltiner, je comprends mieux, en effet, certaines attitudes des enfants. Si on résume : les élèves doivent nous subir et, un peu comme les pubs au milieu du film, ils nous acceptent mais ne font plus attention à nous, ne nous accordent plus de réel intérêt. Au mieux, ils nous respectent un peu mais s'ils pouvaient, comme pour les pubs,  ils iraient aux toilettes histoire de nous zapper discrètement. 

    Bien sûr, il ne faut pas trop se prendre au sérieux. Ce serait très vaniteux de penser qu'on vaut quelque chose mais quand même... entendre clairement dire qu'on ne représente rien aux yeux de ceux avec qui nous passons quand même pas mal de temps, ça fait un petit pincement au coeur, non ? Heureusement que je n'ai pas fait ce métier par passion. Je crois que j'aurais été encore plus déçue. En revanche, ce n'est pas très bon pour l'estime de soi que je n'avais déjà pas... Plus ça va et plus je suis blasée et ce genre de journée de formation me conforte dans l'idée que l'essentiel est ailleurs. Où ? Allez savoir. Enfin, heureusement, on a des vacances et ça compense tout, diraient certains... mais on les mérite bien nos vacances, au moins pour avoir l'impression d'exister un peu et, peut-être, parfois, de redevenir quelqu'un. 


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  • Alors voilà, j'ai découvert qu'une start-up vient d'être montée dans le but de proposer des devoirs rédigés par des professionnels, pour les enfants ou les étudiants. C'est bien sûr un service payant. Ça va du collège au Master et ça coûte de 7 à 24€ par page selon le temps que vous donnez à votre "rédacteur" et selon le niveau visé, évidemment. Donc, au lieu de perdre du temps à travailler, réfléchir, réviser... à l'ancienne, les jeunes pourront payer, glander et rendre dans les temps de merveilleux devoirs à leurs professeurs trop exigeants. 

    Cela sous-entend que le prof, au collège ou au lycée surtout, n'a pas conscience de ce dont sont capables ses élèves et qu'il ne sera jamais surpris de voir d'un coup les capacités de certains devenir exceptionnelles dès qu'il s'agira d'un devoir maison. J'imagine bien le gamin incapable de faire une simple multiplication en cours qui rendra un devoir parfait avec des équations à 3 inconnues, des primitives ou des probabilités. Le stress du prof, sûrement. Ça bloque tout. J'imagine aussi les graphiques selon que le devoir aura été en classe ou à la maison : 2/20 - 18/20 - 1.5/20 - 19.5/20... Yoyo quand tu nous tiens... 

    Là où ça craint un peu quand même, c'est en fac, par exemple de médecine (j'ai vu, c'est dans la liste)... le mec, il arrive à aller au bout avec ce système parce que papa et maman ont les sous pour payer et hop, le vlà propulsé médecin... ça va être rigolo, tiens. 

    Je me demandais si, par hasard, quelqu'un ne pourrait pas réaliser la même chose mais pour des résultats sanguins. J'vous explique : à chaque fois que je vais faire une prise de sang, je stresse à mort. Je ne dors plus, je ne mange plus, je ne vis plus, bref, je fais une phobie médicale. Donc, pour éviter tout ça, je me disais que ce serait cool qu'ils inventent le même système sauf qu'au lieu de demander des devoirs, ce serait des résultats d'analyses parfaits. Selon le prix, tu pourrais choisir d'avoir un taux de cholestérol idéal par exemple. Ensuite, ça t'éviterait d'avoir à prendre un traitement super chiant. Et puis surtout, plus de stress d'avant/après les analyses ! Imaginez le bien-être pour tous ceux qui ne supportent pas les prises de sang ! Ceux qui s'évanouissent à la vue du sang, ceux qui ont mal quand on les pique, ceux (comme moi) dont on ne trouve pas les veines. Non, vraiment, c'est à creuser !

    Et, surtout, si un jour j'ai affaire au médecin propulsé par le site évoqué plus haut, il n'y verra que du feu à mes magouilles sanguines ! 

     

    ps : au cas où certains lecteurs prendraient au sérieux ma suggestion, c'est évidemment de l'humour noir, hein... 

     


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