• Question

    Un prof, bizarre aux dires des élèves, tue une policière avec un sabre... Une prof, fragile aux dires du ministres, se suicide par le feu dans la cour du lycée... C'est pas rassurant... A force de s'entendre dire qu'on fait un métier de feignasses et qu'on est tout le temps en vacances, qu'on a des privilèges que personne d'autre n'a, on finirait pas se croire à l'abri. Et puis, d'un coup, il se passe un truc comme ça... Sont-ce des gens "fragiles" qui sont rentrés dans ce beau métier tellement ils étaient paumés ? Ou est-ce ce beau métier qui les a rendus "fragiles" ? A priori, ça ne peut pas être un métier à risques, si ??? Comparé à certains autres, on risque quoi, au pire ? Se prendre une craie ou un marqueur dans la tronche ? Se prendre le pied dans une chaise (on nous a même enlevé les estrades pour être sûr qu'on ne se fasse pas mal en tombant, maladroits comme nous sommes) ? Se couper avec nos ciseaux à bouts ronds quand on prépare une interro ?  Ça n'a jamais tué personne, nous sommes d'accord... Nous ne sommes pas confrontés à la violence puisque nous avons affaire aux jeunes et tout le monde sait que les jeunes sont foncièrement gentils... que s'ils pètent les plombs des fois c'est à cause des adultes qui ont été méchants envers eux... Donc, un prof gentil ne risque rien... Alors pourquoi ? Un métier facile, des enfants gentils, un ministère compatissant et toujours à l'écoute, un salaire hors normes, bien trop pour le peu de responsabilités que nous avons d'ailleurs... C'est mieux que l'île aux enfants ! Alors, pourquoi ?

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  • Commentaires

    1
    Armand
    Dimanche 1er Juillet 2012 à 14:41
    Armand
    Chère Béatrice, Ta question me semblant intéressante, j'ai demandé à mon ami Google qui sait tout. (mots clefs: métiers à risques.) Il m'a renvoyé vers un article du très intéressant magasine belge "Références" qui s'adresse normalement aux chercheurs d'emplois. J'y lis que le "burn out" des enseignants vient en troisième position dans les métiers à risques (juste après ceux d'infirmier et de dentiste). L'article donne même une (petite) explication. Personnellement, je crois en la relativité: une vie très routinière rend fragile. J'avais aussi lu (ailleurs et en un autre temps) qu'un enseignant était encore plus difficile à reconvertir qu'un sidérurgiste. Je suis vieux, mais n'ai pas encore compris pourquoi certains profs se transmettent les programmes de cours de façon héréditaire... Je pense à l'électronique et à l'informatique, pas à la théologie, évidemment! Amitiés
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