• On vit une époque formidable

    1941, une petite fille de 9 ans, sans famille, sans parents, est envoyée à la campagne pour fuir les bombardements incessants de la ville. Elle est née en ville, ne connaît rien à la ferme et dès la lendemain de son arrivée, on lui demande d'aller garder les vaches, toute seule toute la journée dans un champ. Ensuite, bien que les gens chez qui elle a été placée soient très gentils, on lui explique qu'elle devra travailler dur, comme les grands. C'est la guerre. C'est difficile pour tout le monde. Dans cette famille où elle ne connaît personne, on s'occupe d'elle comme on peut, du mieux qu'on peut. Elle fera ce qu'elle a à faire, de son mieux. Elle a seulement 9 ans et personne au monde. 

    2015, un parking de collège où des enfants de 14 ans s'apprêtent à partir en Angleterre avec leurs professeurs qui ont tout préparé minutieusement. Dans les cars, certains ne seront pas avec leurs copains. Les parents viennent, hurlent, crient leur colère. Les enfants pleurent à chaudes larmes, l'air désespéré. Ils ont 14 ans, ils partent en voyage scolaire. 

    La première a vécu une vie difficile, a affronté bravement toutes les difficultés de la vie, les boulots de merde, la fatigue, la solitude, la détresse sans jamais se plaindre, affirmant au contraire, qu'elle avait même eu un peu de chance comparé à d'autres qui étaient comme elle, sans famille...Et malgré tout ce qu'elle a vécu de douloureux, elle trouve que sa vie actuelle est belle ou en tout cas pas si mal que ça, finalement... 

    Les seconds... qu'adviendra-t-il d'eux ? Que supporteront-ils ? Qu'accepteront-ils ? Comment affronteront-ils les petits et grands drames de la vie ? 

    « Attaque sauvage d'un grand prédateur.Phrase du jour »

  • Commentaires

    1
    Agrum
    Mercredi 11 Mars 2015 à 17:28
    Agrum

    Ces élèves sont des précurseurs. Ils sont conscients de l'avenir du collège : un centre de loisirs...

    2
    Mercredi 11 Mars 2015 à 17:38

    Je suis sûre que certaines règles passeraient mieux si elles étaient données par un centre de loisirs !

    3
    Agrum
    Mercredi 11 Mars 2015 à 17:40
    Agrum

    Oui. Parce qu'un tel centre n'est pas un lieu de terreur, souffrance et désespoir...

    (Je fais de nets progrès en ce qui concerne le rythme.)

    4
    Mercredi 11 Mars 2015 à 19:09

    J'ai eu une enfance simple,tournée vers le travail manuel....Nous donnons la même éducation  a nos petits enfants mais nous choquons nombre d'autres parents...Pourtant Thomas et Lucas ne sont pas malheureux


     


    Amities

    5
    Julien
    Mercredi 11 Mars 2015 à 19:10

    C'est un monde à l'envers, on pleure pour l'insignifiance et l'on ignore la violence véritable (elle est toujours là, mais différente, au coin des rues de chaque ville ou au sein de nous). Pourtant, un monde qui s'indigne contre la violence et pour la liberté à tout prix me fait davantage peur qu'un univers concentrationnaire où finalement les règles sont évidentes et non faussées. C'est tout l'art du système contemporain, je ne suis pas certain qu'il soit davantage plus libre, ni même plus facile que la société post seconde guerre mondiale (d'ailleurs, c'est son prolongement). Les luttes, les conflits dans le monde et même dans notre univers proche sont toujours nombreux. Les gens se suicident en masse, l'ambiance au travail est souvent délétère. Les vieux diront qu'avant personne ne pleurait pour ceci ou pour cela. C'est faux, il y a toujours eu des revendications, celles-ci étant également ou tout autant violentes que celles présentes. La plupart des individus taisaient seulement leur condition d'homme servile, tout comme aujourd'hui d'ailleurs. Ils subissaient comme nous subissons le système. 


    La seule différence, c'est que nous vivons dans une époque paradoxale, où les repères sont brouillés (ça en arrange bien certains, remarquez). On s'indigne de choses insignifiantes mais certains se donnent vraiment la mort par souffrance véritablement vécue (et ce même dès l'enfance). La via paraît à la fois très supportable et insupportable. Il y a le confort certes, l'opulence que nous avons, nous les "riches" du Nord de la planète mais cette insatisfaction permanente à trouver le bonheur, à nous frayer un chemin qui ait du sens dans une société marchandisée à l'extrême. Le travail semble sans sens, sans valeur, les individus sont séparés, les familles explosées au quatre coins du globe, les gens sont seuls devant leurs écrans et cherchent une réponse, une main tendue. Mais la seule main qui se tend, c'est celle de la marchandise, alors on achètera une résidence surveillée pour personnes âgées où les vieux s'enferment jusqu'à la fin de leurs jours, seuls, sans parents, sans enfants qui eux ont "bien mieux à faire". 


    Voilà le vrai visage de notre société contemporaine. Certes la vie est plus "facile" qu'autrefois en termes de confort de vie notamment (chauffage, bien être matériel, transports...) mais elle est aussi terriblement dramatique pour l'être humain que nous sommes. Enfermés par les prothèses matérielles, nous cherchons à comprendre pourquoi nous nous sentons si mal.


    Alors, certains avalerons des cachets (les messages des médias pour qui tout ira toujours pour le mieux ou bien de leurs employeurs qui les féliciteront de leur assiduité et leur travail, des antidépresseurs et anxiolytiques pour d'autres... ). Ils auront l'impression d'exister et d'être heureux, en vain. Un jour, on ne sait pas trop pourquoi, une larme comme ça qui surgit sur un visage, dans le métro parisien 17h station Hôtel de Ville.


    Pourquoi ? J'ai un mari, des enfants, un travail qui me plaît, alors pourquoi ? 


    https://www.youtube.com/watch?v=u7b9y8-zaUg


    Tout est tellement artificiel. Nous suffoquons.


     


     

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