• Merci pour nos âmes

    Dalida et Claude François, deux stars, deux carrières fantastiques, hors du commun mais un seul destin, tragique.

    Que de points communs entre ces deux artistes ! Le talent tout d'abord : naturel et infini. Le charisme, la beauté, le charme, la classe, la popularité. Dire qu'on n'en verra plus d'aussi grands serait présomptueux car on ignore de quoi demain sera fait... et pourtant, on a du mal à imaginer d'autres shows de cette envergure. Claude et Dalida c'était le rêve, les pailettes, les danses, le rythme mais c'était aussi tout le côté intimiste, tendre et touchant de certains titres moins connus parfois mais tellement plus "intenses".

    Lorsque Dalida chante "Je suis malade", elle ressent tellement profondément en elle ce drame évoqué dans la chanson qu'on ne peut que souffrir avec elle... pour elle. A chaque écoute je ressens ces frissons qu'elle seule sait me donner. Sa douleur est palpable tellement elle est vécue. Oh oui, elle est malade et quand elle dit dit "Je crèverai seule avec moi" comment ne pas se sentir brisé en se souvenant qu'elle est effectivement morte seule avec elle-même.

    Pour Claude François, plusieurs titres forts également. Je pense en particulier à la chanson "En attendant" qu'il a interprétée en live lors d'une émission TV. Là aussi j'ai vibré et souffert avec lui , là aussi j'ai eu le coeur serré et j'ai ressenti une profonde émotion. Seuls les vrais grands atteignent cette partie là de notre âme et c'est la raison pour laquelle ils nous touchent, nous bouleversent. Leurs paroles nous transpercent parce que nous les vivons avec eux, parce qu'ils mettent en musique des sentiments qui nous habitent ou qui nous hantent.

    Et puis, ironie du sort, ces deux artistes nés en Egypte ont disparu peu de temps après avoir vécu un retour aux sources. Claude François avec sa chanson "Alexandrie, Alexandra" sortie le jour de son enterrement et Dalida avec le film de Youssef Chahine "Le 6e jour" qui se déroulait en Egypte.  La boucle était bouclée comme on dit. "Tout commence et tout finit" parce qu'hélas il faut une fin. Alors bien sûr, la ressemblance s'arrête là car Dalida a choisi son départ... même si on ne choisit jamais vraiment ce genre de choses.

    Alors, si l'éternité existe, j'aimerais que ces deux-là y aient droit car pour avoir offert tant de rêve et d'émotions à leurs semblables, ils méritent d'être immortels afin d'atteindre pendant des siècles encore  ce petit coin de nous encore si vrai, si frais, si naturel, si spontané... ce petit jardin secret où nous sommes vraiment vivants et authentiques, ce petit coin de l'âme où personne ne va jamais...

    « Encore le plein d'émotionsMont et merveille »

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :