• Teddy


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  • 13 décembre- 12 mai... Ça fait une paye, hein ? Vous êtes toujours là ? Non, je n'ai pas tout lâché. C'est juste que les premiers mois de 2018 ont été très difficiles et très chargés. Je n'avais pas envie de raconter tout cela sur le net et de donner l'impression que j'étais à plaindre ! Jouer les "drama queen", je trouve ça assez indécent alors, j'évite de le faire dans la mesure du possible ! Soyons cohérents ! 

    D'un autre côté, il ne m'est pas arrivé de choses extraordinaires au point de me précipiter ici parce que ma vie n'est pas palpitante à ce point-là. Parfois, j'aimerais bien ! Mais non. On reste plutôt dans la banalité, en général. 

    Alors, voilà, je repointe le bout de mon nez pour voir si vous êtes toujours par là... ou pas. On verra bien ! L'envie d'écrire me reprend alors, il est possible que je publie à nouveau, de temps en temps, comme avant. Serez-vous au rendez-vous ? 

     


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  • Discussion anodine avec des collègues. Quelqu'un expliquait qu'il n'était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds et que, lorsqu'il était dans son bon droit, il n'hésitait pas à le faire savoir. Et il obtenait gain de cause. Ma réaction spontanée a été :"Ouais mais moi, je ne sais jamais si je suis dans mon bon droit ou pas." Ma réaction m'a surprise. Je ne m'étais jamais posé le problème de cette façon et pourtant, c'est ça : je suis incapable de savoir si j'ai raison ou tort dans la plupart des situations de la vie courante. J'ignore donc si j'ai le moindre droit de défendre ma position. Et, si j'ose le faire, je le regrette très vite. Presque toujours. 

    Et vous, arrivez-vous à être sûr de votre bon droit ? Savez-vous quand vous avez raison, vraiment raison ? 


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  • Un jour, quelqu'un m'a dit que j'avais disparu. Pourtant, j'étais bien là. Il me semblait être là. Mais ce n'était pas moi. Enfin, pas tout à fait. Il y avait mon esprit. Je m'étais effacée. Je me suis effacée. Petit à petit. Lentement mais sûrement. C'est ça : je m'efface. Je continue. Jusqu'à devenir moins que rien. Si je me perds de vue, c'est normal. Il y a bien longtemps que j'ai disparu. Je suis une ombre, une poussière, un souvenir peut-être. Souvenir de ce que j'étais. Ou de ce que j'aurais pu devenir. Quand tout était encore possible. Je suis devenue floue. Vieille photo ratée planquée au fond d'un tiroir. Un jour, quelqu'un m'a dit que j'avais disparu et je ne l'ai pas cru. Enfin, pas tout à fait. J'ai vaguement cherché sans vraiment me trouver. Comment peut-on s'évaporer ? Comment ? Oh, ça prend du temps... Au début c'est pénible et puis ça devient une habitude. Un rituel. Un réflexe. On n'y prend plus garde. Il n'y a même plus d'effort. C'est naturel. Devenir une absence. Se faire oublier. Et puis, s'oublier soi-même, ou presque. C'est le risque. Jouer, toujours jouer, endosser un rôle, se glisser dans un personnage, dans une sorte de peau trop grande ou trop petite mais ne pas être soi. Jamais. Plus jamais. Ou pas encore. Vieille photo floue que l'on a froissée parce qu'elle était ratée. On aura beau faire, elle restera toujours floue et froissée. Pourtant, dans l'objectif, au départ, l'image était nette. Mais il y a eu ce mouvement de trop. Un geste de la main. Un rire moqueur. Le résultat est là et c'est foutu. Alors, oui, je me suis effacée et j'ai disparu, quelque part entre ce que j'étais et ce que j'aurais pu devenir. Quelque part entre l'objectif et le cliché. Entre eux, avec leurs grandes gueules pleines de mots assassins et moi qui n'avais pas la force de résister. On ne construit rien sur du vide. On reste en suspens, c'est tout. 


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  • Il est normal d'avoir peur des chiens lorsqu'on a été mordu ou de ne pas être à l'aise en voiture lorsqu'on a été victime d'un grave accident. Tout le monde peut comprendre ça. Mais comment expliquer que le foot puisse me faire mal ? Comment le faire comprendre surtout ? J'ai vécu l'une des pires journées de ma vie le 12 juillet 98. Depuis, le mot "foot" me renvoie à cela. La chanson fétiche de l'époque me met les larmes aux yeux systématiquement, même encore aujourd'hui. Et même lorsque je vais bien et que je ne pense à rien de triste avant ! C'est incontrôlable. Chaque évocation du foot, chaque image me ramène à ce jour-là. Alors, sur FB et twitter, je bloque tout ce qui évoque ce sport. Je fais de mon mieux pour ne pas regarder la télé (sauf mes séries !). J'empêche les élèves de parler foot en classe. Je fais de mon mieux mais en ce moment, ce n'est franchement pas simple !

    Est-ce que j'aurais autant haï ce "truc" sans ce souvenir pénible ? Pour d'autres raisons, sans doute mais ça n'aurait pas remué autant de choses. Vous trouvez ça bête ? Vous avez peut-être raison. Le foot n'est pas responsable de la faillite de mes illusions en ce 12 juillet 98. Seulement, cet événement sportif était tellement inévitable qu'il est désormais indissociable de tout le reste. 


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