• Tout à l'heure, au centre-ville, une petite scène m'a bien amusée. 

    Une dame venait de se garer sur une place payante, près du parcmètre. Elle était en train de rentrer les informations de sa plaque d'immatriculation (ben voui, il faut faire ça maintenant) et une autre dame, sa passagère visiblement, lui dictait les lettres et les chiffres. Au début, je ne voyais pas la plaque. J'avançais sans trop prêter attention à tout cela. Sauf qu'en arrivant un peu plus près, j'entends la dame qui dictait répéter plus fort à l'autre :

    - D Z, Z comme Zèbre, un zèbre, l'animal.

    - Ah, fait l'autre en tapant soigneusement les dites lettres... 

    J'arrive alors au niveau de la plaque. Mes yeux se portent sur celle-ci et je lis : D... Y ! Il n'y avait pas de Z dans sa plaque !


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  • Dans la série, les gens sont étranges... Aujourd'hui, j'avais rendez-vous avec une personne qui souhaitait m'acheter un article que j'avais mis en vente sur internet. Après quelques messages échangés, nous convenons d'une heure et d'un lieu de rencontre. Afin de rendre les choses plus précises, elle me dit qu'elle sera dans une petite ford fiesta bleue, un peu délavée, près de la station essence d'une grande surface. Bon. J'arrive un peu avant l'heure convenue. Je me gare devant l'unique point d'accès au parking du magasin en me disant que de cette façon je ne risquais pas de louper la fiesta bleue. 

    Je guette, je scrute, j'attends... j'attends... j'attends... L'heure est passée depuis un moment. Soudain, que vois-je ? Une fiesta bleue ! Enfin ! Je sors de ma voiture sous la pluie (ben oui...) et hop, la fiesta file se garer à l'autre bout du parking, très loin de la station service. Je me dis qu'on m'a posé un lapin. ce ne serait pas la première fois ! Et là, avant de remonter dans ma voiture, je vois juste un peu plus loin, une voiture bleue pas très fraîche. Je m'approche. C'est une Citroën Saxo. En plus, elle est garée là depuis au moins une demi-heure donc, ça ne peut pas être ça. Et là, je vois une dame qui sort de ce véhicule. S'engage alors un petit dialogue fort cocasse :

    "C'est vous pour l'annonce sur internet ? me demande-t-elle. 

    - Oui, c'est moi. 

    - Ah ben je suis là depuis un moment... et vous aussi, en fait ! "

    Interloquée, fixant bêtement le nom SAXO écrit à l'arrière de sa voiture, j'acquiesce et je lui dis :

    "Ben oui mais vous m'aviez dit une fiesta bleue !

    - Oui, ben c'est une petite voiture, quoi. Fiesta, Saxo, je sais pas mais elle est bleue."

    C'est pas faux... donc, si je n'étais pas sortie de ma voiture, on aurait pu y être encore vu son sens de l'observation... J'aurais dû lui dire que je conduisais une Rolls noire... 


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  • Qu'est-ce que le Trollinours ? Ah, ah. Vous aimeriez le savoir, hein, petits curieux ! Je vais vous expliquer. C'est tout simplement le croisement hasardeux d'un troll et d'un bisounours. Cette combinaison a été largement facilitée par le web. Cet hybride sévit particulièrement dans le milieu enseignant. 

    Mode de vie : souvent prof, le trollinours adooooore son métier. C'est une véritable vocation qu'il aimerait d'ailleurs pratiquer bénévolement. A ce titre, il se permet de critiquer les enseignants qui ont le malheur de trouver leur salaire un peu trop bas... ou du moins, pas assez haut. Il aime ses élèves, leur pardonne tout, même le pire, parce qu'ils sont jeunes, fatigués, ennuyés, parce qu'ils doivent subir les méchants profs qui ne connaissent pas la bienveillance, parce qu'ils ont des problèmes familiaux... Le Trollinours est un adepte éclairé (et allumé) de la bienveillance (envers les élèves) à tout va. 

    Mode d'attaque (mode malveillance :ON) : répète à longueur de temps que les profs ont de la chance, qu'ils ont d'énormes privilèges. Exècre les profs qui osent dire que leurs conditions de travail ne sont pas plus idylliques que celles des autres corps de métier. On sent d'ailleurs chez le Trollinours une forme de complexe encore inexpliqué : il semble avoir honte de profiter ainsi du système et se sent coupable d'être parfois fatigué alors qu'il exerce un métier si merveilleux. Le Trollinours devient agressif envers les autres formes de profs dès qu'il les entend se plaindre. Sur le web, il se lâche et répète à qui veut l'entendre que les profs sont des grosses feignasses surpayées qui font de la merde (sauf lui !). 

    Autre bizarrerie : le Trollinours prétend souvent avoir exercé avant dans le secteur privé et donc, c'est avec sagesse et expérience qu'il peut se permettre d'affirmer que les fonctionnaires sont des gros salopards de privilégiés de merde alors que les vrais travailleurs, eux, n'ont rien du tout : aucun avantage, pas même le salaire, c'est dire ! 

    Le Trollinours aime traiter les autres de bisounours parce qu'il a un peu honte aussi de cette part génétique qu'il a pourtant beaucoup de mal à renier. 

    Son terrain de chasse : les pages ou les forums consacrés aux profs. Evidemment. Il peut ainsi, à loisir, laisser éclater ses penchants pour l'autoflagellation mêlés de mépris pour ceux qui  contrairement à lui, ont ouvert les yeux sur les réalités d'un métier très souvent difficile. 

    Son cri d'attaque : "Arrêtez de vous plaindre", "on n'a pas à se plaindre, on a plein d'avantages", "nous sommes des privilégiés", "les autres profs sont des feignasses", "si c'est comme ça, change de boulot !"... et encore d'autres variantes sur ce même thème. 

    Pour l'éliminer : c'est difficile, je ne vous le cacherai pas. On peut y arriver avec un argument qui, en général, fait taire le Trollinours pour un moment : "Mais, dis-donc, Trollinours, comment expliques-tu la crise des vocations dans l'Education Nationale ?". Si vous tombez sur un Trollinours peu habile, ça devrait suffire à lui clouer le bec... mais, souvent, ils sont plus aguerris, malheureusement. Dans ce cas, une seule solution s'offre à vous : la fuite ! 

    Alors, faites gaffe quand même car c'est une espèce en voie de développement... et le jour où le statut des fonctionnaires sautera, je vous annonce un risque de surpopulation !


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  • Au supermarché, tout à l'heure, une jeune femme m'aborde très poliment et me demande tout naturellement ce qu'est la salade niçoise. Alors, en fait, ben, euh... avouez que c'est surprenant comme question. Evidemment, je sais ce que c'est et surtout je sais la reconnaître quand j'en vois mais vu que je n'en mange jamais (et n'en ai jamais mangé, je crois), j'ai eu un peu de mal, une fois la surprise passée, à lui expliquer. En gros, elle ne savait pas dans quel rayon chercher ça. C'est sûr que si elle venait du rayon des salades vertes, ce n'était pas gagné... Les explications qui me venaient, bizarrement, étaient des couleurs. C'est drôle de réaliser comment les choses sont rangées dans notre esprit. Donc, chez moi, salade niçoise = couleurs. Sauf que je me voyais mal lui répondre :"C'est rouge, vert, noir et jaune". Alors, je lui ai dit qu'il y avait des olives, des oeufs et des tomates et que ça devait se trouver non loin des carottes râpées. Pfff, c'est compliqué de faire ses courses !


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  • C'est bien connu : lorsque les automobilistes attendent au feu rouge, ils s'occupent dans leur voiture. On connaît ceux qui se curent le nez (pas glamour mais réel), ceux qui rêvassent (et regardent 15 fois si le feu est vraiment vert quand on klaxonne !), celles qui se regardent dans le rétro pour vérifier qu'elles sont toujours aussi belles que le matin ou bien qu'elles n'ont pas un bout de salade coincé entre les dents, celles et ceux qui se recoiffent, ceux qui consultent vite fait leur téléphone, ceux qui changent de station de radio, ceux qui lisent un plan, ceux qui font je ne sais quoi et je ne veux pas le savoir... bref, on sait que l'attente au feu est souvent "occupée" mais je suis quasiment sûre que vous n'avez jamais vu ce que j'ai vu aujourd'hui ! Devant moi ! Oui ! Au début j'ai cru que je rêvais. Mais non. 

    Non, rien de cochon dans l'histoire... enfin, je crois pas. J'espère pas ! Mais alors, bizarre... très très bizarre. Incongru, je dirais. Surprenant, sans nul doute ! Époustouflant ? Je n'irai pas jusque là même si, pour faire ce qu'il faisait, le type était tout de même fort adroit de ses mains. 

    J'étais donc derrière une voiture lambda (non, c'est pas une marque !). Soudain, je vois le conducteur gesticuler, se regarder dans le rétro intérieur (là, je me dis qu'il va se recoiffer, ou qu'il vérifie le bout de salade dont je parlais au début) mais non, pas du tout ! Il approche son visage du miroir et lève son bras droit. Dans sa main, il tient quelque chose. Vous ne devinerez jamais quoi ! Franchement, je n'avais jamais imaginé qu'on puisse faire ça en voiture. En plus, c'est dangereux ! Il n'aurait pas fallu que quelqu'un lui rentre dedans ! Dans sa main : des ciseaux pointus ! Mais alors super pointus ! Fins et pointus. Et que faisait-il avec ces ustensiles qu'on ne s'attend pas à voir dans une voiture ? Eh bien, il se taillait la moustache, ou la barbe, ou les poils de nez, et à un moment aussi, j'en suis sûre, ceux des oreilles ! Oui ! 

    Comme il y avait pas mal de voitures devant, lorsque le feu est passé au vert, l'homme aux ciseaux pointus a avancé et puis, le feu est repassé au rouge quand il arrivait. Il s'est donc arrêté comme il se doit, consciencieusement, il a ressorti ses ciseaux et hop, il a recommencé son travail de coupage de poils ! J'étais pliée de rire dans ma voiture ! Franchement ! Vous n'auriez pas trouvé ça drôle, vous ?


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