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    Il était une voix qui m'a dit de me taire

    Lorsque j'étais enfant.

    Ses mots étaient très clairs,

    Son ton était glaçant.

    Il était une voix qui m'a dit de partir.

    Je n'avais rien à dire,

    Rien à penser non plus.

    J'étais la malvenue.

    Il était une voix qui m'a dit d'arrêter

    De croire en l'avenir,

    Qu'il n'y en avait pas,

    En tout cas pas pour moi.

    Il était une voix qui m'a dit de mourir

    Et c'est ce que j'ai fait.

    Je me suis effacée,

    Gommée, évaporée.

    Si j'entends cette voix encore dans mes nuits blanches,

    C'est qu'elle s'est incrustée,

    Tatouage indélébile,

    De mon histoire qui flanche.

    Cette voix, mon démon,

    N'abandonne jamais.

    Je n'crois pas au pardon,

    Je n'crois pas aux regrets.

    Quand on est mort depuis si longtemps,

    On en oublie même de pleurer. 

     

     

     


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  • Aujourd'hui, j'ai écrit plusieurs débuts de textes et je me suis arrêtée parce que l'inspiration ne venait pas. Ça fait un moment qu'elle ne vient pas. J'ai le temps d'écrire pourtant. L'envie aussi. Mais rien de concluant ne sort de ma cervelle envacancée. En général, j'ai un sujet qui me trotte dans la tête et qui attend d'être couché sur papier, enfin sur traitement de texte. Là, pas vraiment. Alors, je pars à l'aventure. J'ai récupéré le "roman" que j'avais écrit en 1988. J'ai commencé à remanier le début. Avec l'âge, j'ai acquis du vocabulaire et des techniques mais ce n'est pas évident. Et je bloque sur un problème : je m'inspire largement de la vie de Claude François mais ai-je le droit de le faire ? Si je modifie les noms, on verra quand même où je veux en venir et de qui je parle. A la limite, c'est même plus hypocrite. Mais, d'un autre côté, je ne raconte pas sa vie non plus. J'improvise à partir de son histoire. Je ne sais pas trop comment procéder. 

    Donc, j'écris à vide, pour voir, un peu comme un pêcheur lance son hameçon sans trop savoir si ça va mordre ou non. Pour le moment, ça ne mord absolument pas. Si vous avez des idées, elles sont les bienvenues !


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  • Le concert-lecture du 12 juin 2016

    Et voilà. C'était une expérience vraiment intéressante, émouvante, touchante... C'était un travail d'équipe en plus ! En général, je suis plutôt solitaire et là, c'était comme une union sacrée. Un collègue peintre qui me permet de profiter de son lieu d'exposition pour parler de mes livres. Un autre collègue musicien qui accepte de mettre mes textes en musique et sa compagne qui les lit avec talent. Des amis dans la salle (c'était rassurant ! ) et pas mal de gens pour découvrir tout cela. 

    Le lieu était vraiment chaleureux (il y avait même un feu de cheminée qui répandait cette odeur si singulière et agréable). Dans la salle où nous étions, aux murs, il y avait les tableaux de mon collègue et de ses fils. Une maison ancienne, classée monument historique ! Quelqu'un a dit qu'on se sentait un peu comme dans un cocon et c'était très vrai. Une petit fenêtre éclairait la pièce juste comme il fallait pour qu'on se sente bien. Ambiance intimiste, propice à la lecture. L’acoustique était parfaite aussi pour la guitare. Je suis tellement admirative des gens qui ont un talent musical ou pictural ! La personne qui lisait mes textes y a mis tout son cœur (je sais qu'elle a beaucoup répété avant afin que ce soit le plus précis possible ) ! Elle s'est débrouillée mieux que je ne l'aurais fait car se lire soi-même est loin d'être évident ! D'ailleurs, lorsqu'elle lisait, je trouvais que tel ou tel mot n'allait pas, que j'aurais dû écrire ça différemment, que ça sonnait mal... Alors, vous imaginez, si j'avais dû tout lire, j'aurais fini par prendre un crayon pour faire des ratures et corriger les mots ou les phrases dont je ne suis plus satisfaite !

    J'ai parlé de ce que j'aime : l'écriture, l'envie d'écrire, la crainte de ne plus y arriver, mes techniques... Mes textes ont pris leur envol en quelque sorte. Jusque là, ils étaient surtout allés à la rencontre d'amis ou de collègues. Hier, ils se sont posés tranquillement sur les émotions de parfaits inconnus. Qu'ont-ils ressenti ? Je ne le saurai pas et c'est bien aussi de ne pas savoir. Peut-être diront-ils qu'ils ont aimé quelques phrases. Peut-être pas. 

    Si on m'avait dit que je me retrouverais dans cette situation un jour, je n'y aurais pas cru. Ce n'est pas une démarche naturelle pour moi de parler comme ça (même si je le fais tous les jours dans mon métier mais c'est bien sûr très différent). Je n'étais pas trop stressée, peut-être parce que j'étais dans mon monde, peut-être parce qu'il y avait quelques visages connus et amicaux, sûrement même. A posteriori, j'espère ne pas avoir débité trop de bêtises ! 

    Mon rêve, j'en suis proche. A moins que je ne l'aie réalisé. Ecrire et être considérée, le temps d'un morceau de guitare, un peu comme un écrivain. Un tout petit écrivain mais quand même !

     


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  • Un petit pas supplémentaire. Où me mènera-t-il ? Peut-être nulle part, peut-être partout. Nul ne le sait mais au moins, j'aurais essayé !


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  • Bientôt, je vais avoir la chance de parler de mes livres en public (enfin s'il y a du monde, évidemment !). J'ai bien une petite idée de ce que je pourrais expliquer mais vous pourriez peut-être m'aider à y voir plus clair : quelles seraient les questions que vous aimeriez poser à quelqu'un qui écrit (je n'ose pas employer le terme d'écrivain puisque ce n'est pas mon métier et que ça fait trop prétentieux) ? Qu'est-ce que vous aimeriez savoir ? De quoi vous pensez que je peux parler ? Je vous remercie par avance pour vos idées ! 


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