• De l'incompréhension entre les êtres

    Il y a des jours comme ça. Des jours où, sans savoir pourquoi, on a l'impression qu'on a tout faux, que quoiqu'on fasse ce sera mal fait, mal compris, mal interprété, bref "mal" comme l'écrivaient au stylo rouge les maîtresses d'antan. Et déjà à l'époque, je détestais voir apparaître ce "mal" sur mes cahiers. Ca n'arrivait pas souvent, heureusement... sauf en calcul. Eh oui les calculs ça n'a jamais été mon fort ! Et dans un sens, quand j'avais "mal" en calcul, ça me dérangeait beaucoup moins que si c'était en rédaction parce que ça, j'y tenais, ça comptait pour moi.

    Il y a donc des circonstances dans lesquelles un "mal" sera presque pris pour un "bien" ou du moins, il ne fera pas de mal. Il y en a d'autres où au contraire ça fera très mal tout simplement parce qu'on avait mis tout son coeur dans ce que l'on avait fait et que le destinataire a mal compris le message. Et puis, il y a les "mal" que l'enseignant nous met pour notre bien, pour nous forcer à réagir, à mieux faire la prochaine fois, mais qu'on prend mal parce qu'à ce moment là on ne voit que le jugement qui est porté sur notre travail, ou même sur nous.

    Et plus l'enseignant est quelqu'un qu'on apprécie plus le mal du "mal" est grand et mal vécu. Normal... quand on s'en fiche de quelqu'un on se fiche aussi de ses remarques éventuelles. Elles ne nous touchent pas. On en tiendra peut-être compte, oui, mais sans plus. Si ça vient de quelqu'un qu'on apprécie, on a l'impression qu'il ne juge pas seulement notre travail mais ce que nous sommes et ce que nous représentons à ses yeux. On a tellement envie de lui faire plaisir, de se surpasser pour qu'il soit fier de nous que, finalement, son "mal" est un véritable coup de poignard qui nous prouve qu'on a échoué sur toute la ligne même si, évidemment, ça ne concernait qu'un événement ponctuel.

    Alors après dans la vie c'est un peu pareil. Il y a des gens qui nous font des remarques, qui écrivent en rouge des "mal" sur notre vie et si certains s'effacent d'un coup d'éponge, d'autres restent gravés comme s'ils avaient été écrits au fer rouge. C'est pas faute de vouloir les éviter mais les malentendus et les incompréhensions diverses et variées se chargent de nous ramener à la réalité, au fait que tout ne peut pas être "bien", au fait qu'on n'est pas parfait et que quoiqu'on fasse, même avec les meilleurs sentiments du monde, on peut être mal compris.

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  • Commentaires

    1
    Mardi 3 Juillet 2007 à 22:14
    Je suis tellement d'accord avec toi. La peur d'être mal comprise reste ancrée en moi, d'autant que je sais que j'ai une tendance à critiquer les autres; souvent je préfère garder mon avis pour moi-même, me disant que blesser inutilement ne sert à rien.
    L'avis de certaines personnes à notre égard a une valeur particulière, je pense notamment à la famille, et cela secoue beaucoup (trop) lorsqu'on fait les frais de terribles remarques.
    Merci pour cet article Béatrice.
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