• C'est pas zuste...

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    Mes premiers jours avec Teddy étaient fantastiques ! Bien sûr, j'étais encore triste d'avoir perdu Pioussy quelques jours auparavant mais, elle était vieille et malade. Nous avions tout mis en oeuvre pour qu'elle tienne le coup mais la maladie avait eu le dessus, hélas. Afin de ne pas sombrer dans le chagrin j'avais décidé de prendre un chaton dès que possible. J'avais envie, depuis longtemps, d'un petit chat au yeux bleus et l'un de ceux qui étaient proposés dans les petites annonces chez le véto était exactement comme ça. Avant de l'avoir vu, je l'adorais déjà ! Et puis, je suis allée le chercher. Il était tout petit, tout tremblant mais tellement mignon. 

    Les premiers jours, c'était drôle parce qu'il croyait que lorsqu'il était dans une pièce il ne pouvait pas aller dans une autre ! Il venait jusqu'au seuil de la porte et là, il s'arrêtait, se mettait à miauler jusqu'à ce que je vienne le prendre pour le déposer dans la pièce où j'étais. Il avait besoin de me voir tout le temps... ça me changeait de Pioussy qui se portait mieux quand elle ne voyait personne... sale caractère celle-là ! Mais Teddy était vraiment tout le contraire : calin, gentil, calme. 

    C'est difficile d'expliquer cet amour profond qu'on peut éprouver pour ces petits êtres. Une de mes tantes n'a jamais compris d'ailleurs et m'a toujours dit que je ferais mieux d'aimer les humains que les animaux. Comme si l'amour des uns et des autres étaient incompatibles. C'est d'une stupidité sans nom !

    Teddy vient d'avoir 5 ans. Il est toujours mon petit rayon de soleil. Hélas, je suis allergique à lui. Allergique à l'un des êtres qu'on aime le plus, c'est vraiment pas de chance. Alors, pour le garder, je l'éloigne de moi. Je ne le touche presque plus. Afin de ne pas trop le perturber, de ne pas lui donner l'impression que je le rejette, je lui fais de temps en temps un petit calin. Je le prends quelques minutes sur mes genoux et je lui dis quelques petits mots doux. Il ronronne, il est content. Quelquefois, ces instants de tendresse provoquent une violente réaction allergique que je dois gérer au mieux... et je m'en veux d'avoir à nouveau craqué et pris Teddy dans mes bras. Mais c'est tout de même assez cruel d'avoir un si gentil petit animal et d'en être privée, plus ou moins. L'essentiel est que je puisse le garder près de moi, malgré tout... en limitant les dégâts. Il n'est pas le seul responsable de mon allergie mais je sens bien qu'il est tout de même un facteur largement déclenchant. 

    J'ai bien songé à m'en séparer mais si je le fais et qu'il se laisse mourir loin de moi, loin de son territoire si sacré, et que mes problèmes de santé ne se résolvent pas pour autant, quel sentiment de culpabilité devrais-je supporter ensuite ? Et puis, Teddy est l'un de mes plus précieux bonheurs, alors, me passer de lui c'est me passer de ces moments heureux aussi... Le voir simplement suffit déjà à me procurer un certain bien être, alors, tant pis... La sainte cortisone restera toujours à portée de main lorsque l'allergie sera insupportable mais Teddy restera près de moi.
    « On the road again and...aloneMichel Sardou-"Je ne suis pas mort, je dors" »

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 22 Août 2007 à 16:41
    Thierry

    Saloperie d'allergie,

    Quelle tristesse, je me rends compte de ce que ça doit-être. Je me vois très très mal, me séparer de ma patite chatte adorée; Même si elle fait quelques conneries, elle est caline, affectueuse, douce, gentille. Tous les jours, je lui demande de me faire un petit bisou sur le nez. Je la prends, par en dessous des pattes avant, je mets sa petite gueule devant mon nez et je lui dis... Donnes-moi un bisou sur le nez ? Elle me regarde, avec des yeux tout rond, étonnés, comme si elle se disait : Qu'est ce que tu veux encore toi ? Souvent, j'ai droit a une petite morsure (elle prend mon nez dans sa gueule mais ne sert pas), bizarre, on dirait qu'elle comprend. Des fois, elle me fait vraiment un bisou, plein de petits coups de langue sur le nez. Comment devoir, ou pouvoir, se priver de ces petits moments de bonheur, quelle. Des fois, je l'ennuie, je la cherche, alors, elle se couche sur son coté, je lui chatouille le ventre "elle ne supporte pas ça", alors, elle prend mon poignet entre se pattes avant et pédale avec ses pattes arrière sur mon bras, tout en mordant ma main bien sûr. Elle ne va pas se priver, non mais. Je ne crois pas, que je pourrais m'en séparer. Si je devais vraiment... je la mettrais chez quelqu'un, chez qui je sais quelle serait bien. Mais aussi, où je pourrais passer la voir de temps en temps, ne serait ce que l'apercevoir, mais je ne saurais l'oublier comme ça. Elle a un an et demi maintenant et elle s'est adaptée, au déménagement et aussi, au chat de ma compagne, un chat quia quand même 15 ans aussi. Elle a fait 300Km, afin de venir habiter ici avec moi, ma compagne, ses enfants et son chat.

    Sincèrement, c'est un fameux dillem, mais je pense, que j ele garderais aussi. Mais ce n'est pas juste, que les gens qui aiment les animaux, doivent s'en séparer comme ça, alors qu'il y a des foyers, avec des animaux maltraités.

    Tristesse, quand tu nous tiens.

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