• C'est pas grave mais ça agace.

    J'aime pas les gens mal élevés. Pas les enfants. Enfin, si, aussi. Donc, pas seulement les enfants mais également les adultes. J'ai bien conscience qu'il en va du bien élevé comme de pas mal de choses, c'est une question de point de vue. Subjectif. Celui qui est bien élevé à mes yeux peut ne pas l'être aux vôtres. Et vice versa. Surtout vice versa d'ailleurs. Il est probable qu'un comportement que je trouve goujat ne vous choque pas. 

    En gros, pour moi, le mal-élevé c'est quelqu'un qui ne tient ABSOLUMENT pas compte des autres qui sont dans la même pièce que lui et qui se livre à ses petites affaires perso même si ça peut éventuellement déranger... ou qui fait passer de façon carrément incroyable ses intérêts perso avant ceux des autres. Genre dans une file d'attente, celui qui débarque et qui fait style qu'il a pas vu le bon bout de la file, ou plutôt le mauvais, et qui donc se retrouve bizarrement du bon bout alors qu'il vient à peine d'arriver. Toi, ça fait 3 plombes que tu attends et lui, en 2 secondes c'est plié puisqu'il a grillé la place de tout le monde. Evidemment, je n'ose rien dire dans ces cas-là. Y'en a qui osent. Qui n'ont pas peur du scandale et qui ne se laissent pas marcher sur les pieds. Ils ont raison.

    On m'a fait le coup deux fois cette semaine ! Non, pas de me marcher sur les pieds... de me griller la politesse. Le premier coup, j'ai rien dit, j'air rien fait à part ronchonner intérieurement. C'était à l'hôpital. Il y a une file d'attente pour obtenir les étiquettes code-barre de l'année (c'est toujours le même cirque en janvier mais cette année, quand même, j'ai trouvé que 45 minutes d'attente, c'était pas mal...). Ils ont mis un bureau avec une sorte de bidule vert autour et au-dessus pour ceux qui ont reçu un courrier vert. L'an dernier, j'en avais un. Pas là. A ce bureau, personne. Evidemment. Si ça se trouve, z'ont oublié d'envoyer les courriers verts... Plus loin, plein de guichets et plein de gens devant les guichets, en rang d'oignons sur les chaises. Un distributeur de tickets avec un numéro (I'm not a number !!!!!) pour savoir à qui que c'est. J'arrive : n°332. A l'écran, en haut, n° en cours : 310... ça démarre mal. Je m'assois côté sortie. C'est con mais psychologiquement j'ai pensé que ça aurait un impact sur mon temps d'attente. Eh ben... pas du tout !!! Je commence à prendre mon mal en patience avec une impatience non dissimulée vu que je sens que je vais être en retard (et ça a pas loupé). Les gens vont et viennent, les numéros défilent et à un moment, je remarque que dans un coin, il y a une sorte de file pour les handicapés et que dans cette file, il y a plein de monde... pas si handicapé que ça, voire pas du tout... et que tout ce petit défilé passe tranquille, sans ticket avec un numéro avant les couillons qui attendent leur petit ticket à la main... Surtout qu'après, la personne qui nous accueille a autre chose à faire que de vérifier si on a un ticket ou pas et si c'est le bon numéro ou pas. Bref... 45 minutes plus tard, mon 332 s'affiche enfin... au guichet le pluuuuuusssss  loin de tous les autres, à l'opposé de là où j'étais, genre 500 mètres plus loin (oui, je manie l'hyperbole avec talent quand je suis agacée). Je fais donc un p'tit footing pour m'y rendre et attendre mes fameuses étiquettes. Bizarre, pour moi ça a pris à peine 2 minutes alors que les autres, certains, ceusses qui grillaient la priorité, ils restaient un bon quart d'heure avec l'hôtesse du guichet... Va comprendre... Heureusement, c'est valable un an, les étiquettes... En plus, après, on m'a dit que j'aurais dû aller dans un autre bâtiment, un nouveau qui vient d'être construit, parce qu'il y avait moins de monde. Fallait encore le savoir...

    Ça c'était le 1er coup de la semaine. Le 2e, c'était au boulot. J'ai eu un mouvement d'humeur qui apparemment n'a pas plu, ou du moins a étonné. Je sens que je vais être cataloguée comme la ronchon de service. J'ai été regardée un peu bizarrement après en tout cas -un mélange de crainte (est-ce qu'elle va péter un câble tout de suite ou est-ce qu'elle attend ?) et de mépris (pour qui elle se prend celle-ci ?) avec un zest de caliméro-attitude (elle est méchante alors que je n'ai rien fait de mal).

    Oui, bon, je le suis un peu, ronchon, je sais. Pourtant, je ne crois pas être impolie... ou alors, si ça m'arrive, personne ne me le dit et c'est une erreur parce que je n'aimerais pas avoir cette réputation. J'essaie de faire attention aux autres (sauf avec les bouteilles d'eau à table mais ça, c'est une autre histoire). Il me semble que j'essaie de bien me comporter. Même si je ne suis pas parfaite... hélas.

    D'ailleurs, j'ai remarqué que, souvent, quand ça arrive des trucs comme ça, qu'on te pique ta place, si tu réagis, même juste un peu comme j'ai fait, c'est toi qui es regardé de travers par celui -ou celle - qui s'est permis de te zapper bien ostensiblement... genre même pas elle t'a vu, même pas elle a capté que tu étais dans le coin. La prochaine fois, je vais mettre mon gilet jaune qui est dans la voiture et qui sert à rien, comme ça, au moins, peut-être qu'on me remarquera ! Ah mais ! 

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  • Commentaires

    1
    tanki
    Vendredi 17 Janvier 2014 à 17:24

    Ah, tiens, toi aussi, tu as eu le droit au coup des étiquettes cette semaine ? Dans mes bras ^^ !!! Ronchonchon, va ;) !

    2
    Vendredi 17 Janvier 2014 à 17:25

    Oui, pffff, j'avais jamais attendu aussi longtemps !

    3
    Vendredi 17 Janvier 2014 à 18:21

    Je demande au ronchon de service: C'est quoi "j'air rien fait"...? 

    4
    Vendredi 17 Janvier 2014 à 18:31

    Ouais, ben là, selon mon humeur, je pète un plomb!

    5
    Vendredi 17 Janvier 2014 à 18:39
    6
    mel
    Lundi 20 Janvier 2014 à 15:55

    c'est quoi ces étiquettes ?????

    l'autre jour, c'est à une caisse de mon petit magasin préféré, y en a une qui est arrivée devant moi par je ne sais où alors que je venais de déposer mon sac, j'en suis restée bouche bée, elle a dit qu'elle avait juste deux petits trucs à passer au vendeur, sans jamais même me regarder, alors que moi je la fixais, et le gars du magasin n'a rien dit. J'ai pensé juste après à lui faire la remarque à lui et finalement je n'ai pas osé. Mais franchement c'est dingue.

    7
    Lundi 20 Janvier 2014 à 16:15

    Le gars du magasin, à mon avis, n'a pas intérêt à contrarier ce genre de clients qui risquent de se plaindre de lui à sa direction. Les gens le savent. Je n'aurais pas osé non plus.

    Les étiquettes c'est pour l'année à l'hôpital : à chaque rendez-vous, on doit les présenter... ça évite la paperasse. 

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