• Il y a un peu plus d'un mois, je vous parlais de mon régime. J'avais dit que je vous tiendrai au courant (oui, c'est très égocentriste comme remarque mais c'est mon blog donc, oui, c'est égocentrique par nature !). Non mais sans déconner, pour les petits kilos en trop, LIFESUM, ça marche ! J'ai perdu 2 kg en 1 mois et demi. Mon but c'était d'en perdre 5. Il m'en reste 3. Donc, logiquement, mi-août, ça devrait être pas mal. 

    Concrètement, je mange moins. Finis les petits en-cas superflus. Et puis, là aussi, gros progrès : je mange moins de pâtes ! C'était, normalement, mon mode d'alimentation préféré, genre 5 fois par semaine minimum. Là, en constatant que c'est vraiment très calorique, je réussis à n'en manger que 3 fois/semaine. Et surtout, j'ai bien diminué les doses. J'ai acheté une petite balance de cuisine rose, très girly et je pèse les pâtes, le riz, les patates... En conséquence, je mange moins et j'ai moins envie de manger. J'ai vu quels étaient les aliments que j'aime beaucoup et qui ne coûtent pas cher en calories et je privilégie ceux-là. 

    Une image pour prouver ma moyenne  de consommation sur 1 mois :

    Moyenne calorique

    Pas mal, non ? Et tout ça sans me priver réellement ! L'effort que j'ai à faire c'est sur les glucides qui restent largement majoritaires dans mon alimentation tandis que les protéines sont très minoritaires (je n'ai pas mangé de viande depuis 3 semaines !). Je commence à apprécier certains légumes, je me prépare de savoureuses grosses salades très peu caloriques. Je conserve ma p'tite crème au chocolat et même, des fois, quelques carrés de chocolat le soir. 

    J'ai repéré les ennemis : les sodas (pas une grande nouvelle, hein), l'alcool (comme les sodas, aussi mauvais !), les bidules d'apéro (c'est petit, c'est léger, ça s'avale comme un rien mais alors, niveau calorique, c'est l'horreur !), la paëlla (ouh la la !), les pâtes si on en abuse comme je faisais avant, les gâteaux (genre 100g, c'est à dire pas grand chose, ça fait 400 calories, c'est à dire l'équivalent d'un repas normal... alors, si tu prends une part de gâteau en plus de ton repas, comme je faisais, bonjour l'ambiance !).

    Je continue donc, en espérant poursuivre mes progrès et atteindre mon but. Après, il suffira de maintenir le cap sans viser à perdre davantage mais en faisant des efforts pour ne plus reprendre de trop. 


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  • Ce matin, à la radio, que je n'écoute jamais mais là, mon téléphone refusait obstinément de se connecter à l'autoradio, il y avait, selon toute vraisemblance (ben oui, j'suis pas arrivée au début de l'émission...) un débat sur le collège (encore), son avenir (si tant est qu'il en ait encore un...) et ses problèmes (ô combien nombreux). 

    J'ai écouté 5 minutes. Et ça m'a énervée. Pourquoi ? Parce qu'on parlait "classes de niveaux", bien, pas bien, nul ? Au téléphone, un auditeur intervient. Il admet lui-même n'avoir rien à voir avec le milieu scolaire (ni prof, ni parent, ni rien...) et il affirme  : "Oui, alors moi je suis contre les classes de niveau parce que ça permet aux bons élèves de devenir meilleurs."... Mais putain de bordel de merde, en quoi est-ce si grave de "devenir meilleur" ou d'être bon ? Depuis quand n'est-il plus admis qu'un enfant puisse devenir meilleur, tendre vers l'excellence ? En quoi cela est-il choquant ? Est-il mieux qu'un bon élève devienne moins bon, voire nul, dans une classe faible ? Apparemment, oui. On sait très bien (sauf si on est très con naïf) qu'on ne fera jamais une Ferrari avec des pièces de 2cv. Donc, on sait très bien sauf si on est très con, qu'un élève nul ne deviendra pas bon sous prétexte qu'il y aura deux ou trois bons dans sa classe. C'est en général l'effet inverse qui se produit : le bon a tellement honte d'être l'intello de la classe (ça aussi, ça me dépasse...) qu'il fait tout pour tendre vers l'excellente nullité. Et, il y parvient. Au point, parfois, que le mauvais du départ devient moins mauvais que le bon qui ne fout plus rien et qui, au bout d'un moment, ne comprend plus rien non plus. Si on suit ce "raisonnement" (selon moi, il ne faut plus avoir de raison pour dire ce genre de bêtise), il faudrait que les mauvais deviennent bons, ou pas trop mauvais, tout en empêchant les bons de progresser ? Ramené à l'échelle de l'humanité, cela signifie qu'on aurait dû rester au temps des cavernes, et sans feu, parce que c'est mal de faire mieux. 

    Pur produit de la société actuelle, ce monsieur qui s'exprimait dans le poste rêve d'un monde où les "bons" n'existent plus. Pourtant, en quoi cela enlève-t-il quelque chose aux mauvais qu'il y ait des bons ? J'étais nulle en math, d'autres étaient bons, c'était un fait, un constat. Est-ce que j'aurais été meilleure s'ils étaient devenus moins bons ? Non. Je ne saurais toujours pas calculer un pourcentage même si tous les bons avaient décidé de ne plus savoir le faire non plus. 

    Le collège qui nous est prédit est parfait donc puisqu'il vise à égaliser le niveau et à faire en sorte qu'en effet les meilleurs ne puissent plus l'être. Qu'ils arrêtent d'utiliser leur cervelle afin que ceux qui ont arrêté de se servir de la leur depuis longtemps puissent se dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

    Le pire dans l'histoire c'est que la plupart des élèves qu'on considère en difficulté, de nos jours, sont en réalité simplement paresseux. Bien sûr, il y a ceux qui ont vraiment du mal à comprendre, ceux à qui on aurait autrefois permis de quitter les salles de cours et d'aller s'éclater dans un boulot qui leur plaisait. Mais, finalement, ce ne sont pas les plus nombreux. Non, ceux qui plombent les cours, ce sont tous ces enfants qui n'ont plus envie de faire d'effort pour apprendre parce que ça sert à rien, que c'est nul, que c'est fatigant, pas rigolo, qu'ils s'ennuient, qu'ils ne voient pas l'intérêt, que les jeux vidéo c'est plus marrant... Tous ceux dont les parents ne s'occupent pas, qui peuvent rentrer avec un 0 ou un 20 sans que ça provoque quoique ce soit. C'est à ceux-là que le collège à venir s'adresse. L'institution elle-même les confortera dans l'idée qu'il ne faut pas trop en faire pour ne pas devenir trop bon... 

    Je ne suis pas en train de dire que les classes de niveau c'est l'idéal. Non. Je ne suis pas sûre du tout que ça le soit (et, pour être franche, je me demande même ce qui pourrait être bien...). J'ai déjà eu une classe de niveau (très faible) et c'était à celui qui deviendrait le plus faible, au point qu'à la fin de l'année, j'en étais à leur donner des cours de primaire alors qu'ils étaient en 4e. Ils jouaient à "vu qu'on est nul, on peut rien faire" et effectivement ne faisaient plus rien. Il existe aussi des bonnes classes où, finalement, il devient difficile de travailler pour plein de raisons. Je ne suis donc pas contre ce qu'on appelle en jargon prof l'hétérogénéité. Elle a son charme et son intérêt. Ce qui m'a énervée, c'est cette phrase :"je suis contre les classes de niveau parce que ça permet aux bons élèves de devenir meilleurs." parce que je trouve ça d'une stupidité abyssale et que, quoiqu'on en dise, je ne comprends pas pourquoi on en est arrivé au point de considérer que la médiocrité est la norme, la seule ambition à laquelle on a le droit de prétendre finalement...

    J'imagine bien une conversation :"Tu es bon à l'école, toi ? - Oh, non, ça va pas, je suis moyen, même un peu moins. - Ah, c'est parfait ça ! Continue. " Avant, on entendait plutôt les gens dire "Tu es moyen mais avec des efforts, tu peux devenir bon !". 

    Quand j'étais à l'école, j'avais envie d'être la meilleure. Je ne l'étais pas. Pas tout le temps. Pas partout. Jusqu'à la fac, ça m'a suivie. J'espérais dépasser les autres, pas pour me la péter mais juste pour moi, par fierté personnelle. Lorsque je n'y arrivais pas, j'étais ennuyée mais pas désespérée non plus. Je me faisais une raison et j'admirais ceux qui réussissaient tout en essayant de faire comme eux. Je ne faisais pas partie des meilleurs mais justement des assez bons qui essayaient de progresser au maximum. Aurais-je été dans une classe de niveau "élevé", je ne sais pas mais en tout cas, j'aurais profité de tous les moyens pour tenter de rivaliser avec les meilleurs... et parvenir à les rejoindre dans certains domaines.

    Aujourd'hui, les meilleurs sont regardés de travers et, implicitement, tout est fait pour les amener à devenir moins bons. C'est à mon sens l'inverse de ce qui devrait exister. Cette excellence, on ne l'exige plus qu'en sport... Là, il est normal, naturel et bienvenu de se surpasser et on ne reprochera jamais à un entraîneur de faire en sorte que les bons deviennent meilleurs, sinon les meilleurs ! Quand je vois des enfants aller jusqu'à l'épuisement pour un cross, je rêve de récupérer juste 1/10e de toute cette énergie et de cette volonté pour qu'ils apprennent et retiennent enfin une conjugaison ! Mais, c'est un rêve, hélas... 

    Les conjugaisons, les tables de multiplication, les règles de grammaire (même celles avec des moyens mnémotechniques simples), il ne faut plus les exiger. C'est trop difficile. Pourtant, il me semble que courir à s'en exploser les poumons et les muscles, c'est difficile aussi. Mais là, le goût de l'effort existe, l'envie de battre des records et d'être meilleur que les bons existe. "Mens sana in corpore sano" est dépassé. Obsolète. Ridicule. Désormais c'est de plus en plus "un corps sain et bien foutu sans esprit, sans intelligence, sans culture".

    Sous couvert d'égalité des chances, on est allé tellement loin dans la médiocrité intellectuelle à la portée de tous (ou presque) que ce sera difficile d'en revenir... Il restera des exceptions. Il restera les enfants des puissants à qui on apprendra toujours qu'il faut être les meilleurs, partout, pour réussir, qu'il convient de viser l'excellence même pour atteindre simplement le bon. Et puis, les autres, ils continueront de rêver qu'on peut atteindre les étoiles en creusant le plus profond des gouffres : celui de l'inculture. 


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  • philorthographe

    J'ai trouvé une idée pour les prochains cours interdisciplinaires géniaux qu'on devra mettre en place : l'orthophilosophie appliquée à FB, ou l'orthographe au service des super pages philosophiques qu'on trouve à foison sur ce merveilleux réseau sociaux, euh social... j'en perds mon "parler françois". Ainsi, on intégrera la philo au collège. C'est important et puis, les élèves ont le niveau. On conserve une petite pincée d'orthographe, à peine nécessaire si l'on s'en réfère au document ci-dessus, et on mixe le tout avec un truc numérique (donc cool). 

    C'est bien non ?


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  • Les profs pratiquent les grèves d'un jour. Avec les critiques que ça implique ("ces feignasses se prennent un jour de plus de vacances"). Le souci c'est que les grèves d'un jour n'ont aucun impact, pire, la dernière a poussé le gouvernement à faire passer le décret contesté la nuit suivant la grève. Tout en affirmant que le dialogue restait ouvert. Heureusement.

    Après cela, j'ai lu des messages de collègues qui cherchaient des idées pour faire entendre le mécontentement légitime d'une grande partie de la profession. Petit bilan :

    - Bloquer les établissements scolaires : illégal, puni sévèrement. On oublie.

    - Empêcher les examens : faute professionnelle. On oublie.

    - Refuser de corriger les examens : faute professionnelle. On oublie. 

    - Mettre des 20/20 partout : faute professionnelle. On oublie.

    - Mettre des gommettes sur les bulletins : faute professionnelle. On oublie. 

    - Porter un gilet fluo avec des mentions genre "école en danger", "à bas la réforme" : faute professionnelle. On oublie. 

    - Porter un gilet fluo sans aucune mention : ok

    - Porter un bonnet violet avec des mentions comme ci-dessus : faute professionnelle. On oublie. 

    - Porter un bonnet violet neutre, sans mentions : ok

    Donc... résumons nous : tout ce qui pourrait emmerder le monde - et, il m'avait semblé que c'était le but de tout mécontentement (à la SNCF, ils empêchent les gens d'aller bosser, donc, ils emmerdent le monde et on les écoute un peu)- est une faute grave.

    Il nous reste l'option "déguisement" qui permettra à nos élèves de bien se marrer (pendant ce temps, ils ne s'ennuieront pas, c'est déjà ça). On passera pour des guignols, une fois de plus. Ou plutôt, on confirmera que nous en sommes bien. Je ne pense pas que quelqu'un d'en haut se dira "Ouh, la, la, ils ont sorti les gilets fluos, on va avoir chaud aux fesses ! Vite, retirons la Réforme !".

    Si on s'amuse à ça, à mon avis, dans notre future pochette de rentrée, on trouvera un nez rouge pour compléter le costume avec, en dédicace,  les salutations distinguées de la ministre elle-même !


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  • Il va falloir que je fasse graver cette vérité absolue partout autour de moi, peut-être même sur moi car, je l'avoue, je l'avais oubliée. Heureusement, on me l'a rappelée. Avec le sourire. Glacial. Méprisant. 

    Donc, note pour plus tard et même pour toujours : lorsqu'un élève réussit c'est parce qu'il est doué. S'il échoue c'est parce que son prof est nul. 

    Ps : la vérité est, bien sûr, entre les deux. Un élève doué réussit grâce à ses capacités et parfois aussi grâce à un enseignant. Un élève échoue parce qu'il a mal travaillé ou pas compris et parfois parce qu'il est tombé sur un enseignant qui ne lui convenait pas. 

     


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