• Aujourd'hui, une petite chanson symbolique...  "On est qui, on est quoi", superbe titre de Claude François... Encore une chanson méconnue qui aurait mérité d'avoir plus de succès parce que, là, comme dans plein d'autres chansons peu connues, il y a un texte très intéressant !

     

    Il insiste sur le fait qu'on est bien peu de choses... et que même lorsqu'on se croit très fort, invulnérable et même presque dieu, en fait, on n'est pas grand chose sur cette terre...et même bien planqué derrière un écran, on n'est pas vraiment mieux, même si on a cette illusion parfois et qu'on se permet par conséquent des trucs assez insensés


    Adaptation de "Who do you think you are", des Candleweek Green, qu'on pourrait traduire par "Tu te prends pour qui ?"

     


     

     


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  • Dernier week-end avant la rentrée des classes. Stress ? Pas stress ? Hum... Pour le moment, pas de stress. L'été est passé très vite. Je n'ai pas pensé au boulot. Là, je commence à me demander comment sera mon emploi du temps... parce que c'est quand même LA chose la plus importante de l'année. Ensuite, les classes... L'an dernier, elles étaient très sympa et je sais que ce sera difficile d'en retrouver d'autres comme celles-là... Mais, sait-on jamais.

     

    Il y a de fortes chances pour que je sois inspectée parce que ça fait quand même un petit bout de temps que je ne l'ai pas été. Même si c'est essentiel à notre progression de carrière, ça reste un moment peu "agréable". Ceci dit, c'est pas la mort du p'tit cheval non plus. Et puis, qui vivra verra, hein... Inutile de s'inquiéter avant...

     

    Pour le reste, le plus dur sera de reprendre le rythme parce que pendant les vacances, mes nuits étaient plutôt désordonnées... dodo de 3h à midi depuis deux mois... et là, va falloir se lever à 6h30 donc, au lit à 3h, ça risque d'être un peu délicat... Dommage, j'aimais assez ce rythme en fait !

     

    Donc, voilà... le compte à rebours est lancé et rien ne l'arrêtera...

     

    Edit : Bonne surprise au courrier : avec le programme de mercredi, notre sacrosaint emploi du temps...Provisoire, certes, mais c'est la première fois de ma carrière que je l'ai si tôt !!! Génial ! Merci les chefs ! Il me plaît bien alors, espérons que le provisoire soit définitif !


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  • Comme promis, voici le petit hommage à Maman Véro qui vient de mettre au monde un petit Nathan... et toute sa communauté "Musique à Coeur ouvert" a décidé de marquer le coup en évoquant des chansons qui riment avec "naissance". Donc, voici ma contribution humoristique avec une chanson de Lynda Lemay, sur scène s'il vous plaît !

     

     

    Oui, je sais, Véro a eu un p'tit garçon mais on va pas chipoter, hein.... Elle est plutôt marrante cette chanson, non ?


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  • Le vocabulaire de nos concitoyens est de plus en plus... "fleuri" et nombreux sont ceux qui ignorent même qu'ils s'expriment vulgairement. Oh, n'allez pas croire que ça me dérange plus que ça et que je vais jouer les outragées, non... J'emploie, moi aussi, des mots pas très jolis et je trouve ça normal, enfin, pas bien grave, quoi... La différence, c'est que je sais que je suis vulgaire...

     

    En début d'année, je demande toujours à mes élèves de 6e, les plus petits donc, quels sont ceux qui ont le droit de dire "des gros mots" à la maison, en présence de leurs parents... Tous les ans, ce petit sondage montre que c'est de plus en plus toléré. Bon, peut-être qu'ils mentent et prétendent avoir le droit pour épater les copains. Possible. N'empêche que la première fois où je l'ai demandé, il n'y en avait qu'un qui avait le droit, et que l'une des dernières fois, il y en avait une bonne quinzaine... L'an dernier, bizarrement, j'avais une classe très sympa, avec une grosse majorité de gamins positifs et agréables et, à mon petit sondage sur les gros mots, ils ont été peu nombreux à répondre par l'affirmative, certains précisant même, au passage, qu'ils n'avaient pas intérêt à le faire ! L'année précédente, c'était une classe plutôt pénible et c'est là que j'avais obtenu mon record de "Oui...parce que mes parents s'en foutent." J'y vois un rapport de cause à effet mais je peux me tromper...

     

    Alors, ça ne veut pas dire que dans notre jeunesse, nous étions des anges qui n'aurions jamais prononcé un mot de travers. Bien sûr que non... Mais, je sais que pour ma part, j'ai été "autorisée" à dire "merde" et "con" à l'adolescence... Je m'y suis risquée une ou deux fois avant, en primaire, et ça ne s'est pas bien passé du tout... Pourtant, mon père n'était pas irréprochable dans ce domaine, loin de là, et c'est lui qui tolérait le moins que j'ose parler comme lui... Donc, l'excuse de "Mes parents parlent comme ça.", elle ne tient pas... En revanche, si personne ne dit aux gamins qu'il ne faut pas dire ces mots-là, ça permet de prendre conscience de la particularité de ce langage... Et c'est ça qui ne se fait plus...

     

    Je me souviens, il y a 7 ou 8 ans, une gamine de 6e, en tout début d'année me disait que "fait ch***" et "put***" ce n'était pas du tout vulgaire.  Et alors, "merde" c'était carrément du langage soutenu... Mais les autres mots étaient à peine un chouia familier selon elle mais, comme tout le monde le dit, ça ne pouvait pas être vulgaire... Bah oui, ils confondent ce qui se dit couramment avec le langage courant... Donc, je lui ai donné un exemple concret : "Et si je vais voir le principal et que je lui dis qu'il me fait ch** avec son emploi du temps de m**** parce que j'ai autre chose à f*** que de venir 24h/24 dans ce put*** de bahut de m****"... Là, elle a pris un air horrifié, la gamine... Et elle m'a dit "Ah ben non, vous ne pouvez pas dire ça, c'est trop familier..." Donc, là, j'explique et je lui dis "Non, familier ce serait "Votre emploi du temps n'est pas top et j'suis pas ok pour passer mes nuits au boulot."... Là, l'élève ne voyait rien de choquant (même si, évidemment, on ne dirait pas ça non plus au principal ! )... Elle a fini par admettre que la première phrase était inacceptable à cause de la vulgarité... 


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  • Le dernier article de psyblog ou plutôt l'un des commentaires qu'il a reçus me donnent à réfléchir. Le post concernait l'intimité, ou l'absence d'intimité, dans certains campings. Le fait que, dans ces lieux, il est parfois difficile d'éviter la promiscuité et d'échapper au quotidien des autres campeurs dans tout ce qu'il y a de plus banal, trivial, amusant, décevant, perturbant... Bref, leur vie, quoi. Et notre vie devient aussi un spectacle pour eux, évidemment...

     

    Et dans les commentaires, une personne dit que c'est un peu comme les blogs qui sont, selon elle, le "camping des âmes" sachant qu'on y affiche son intimité aussi. La comparaison est assez intéressante sauf que, sur un blog, on fait comme on veut... Au camping, pas vraiment. Par exemple, lorsqu'il s'agit de se rendre aux toilettes avec son rouleau de papier sous le bras, tous ceux qui sont dans les parages, à ce moment-là, assistent au spectacle mais ce n'est pas parce qu'on en a envie, c'est juste parce qu'on n'a pas forcément le choix... Par définition, au camping, on est plutôt en tenue légère, donc, pas moyen de planquer le rouleau de PQ sous son manteau... On peut prendre un sac mais bon, c'est gonflant et puis, de toute façon, au bout d'un moment, tout le monde saura que si on part dans telle direction avec notre sac c'est pour se rendre au lieu où personne ne peut aller à notre place, comme on dit pudiquement... Ou alors, il faut prendre à chaque fois un chemin différent, histoire de brouiller les pistes mais, parfois, ça urge et on n'a pas que ça à faire non plus, hein...

     

    Ensuite, il y a les engueulades, les histoires de familles qui sont plus ou moins entendues par les voisins de tente ou de caravane... et là, pareil, à moins de chuchoter en permanence, on n'y peut rien si tout s'entend donc, on ne fait pas non plus exprès, par choix, d'exhiber les discussions houleuses ou les règlements de comptes en famille...

     

    Tout ça pour dire que sur un blog, on a toujours ce choix. Bien sûr, si on a un blog, c'est parce qu'on a envie d'y raconter des choses et de les faire partager. Mais, on trie ce qu'on a envie d'y partager... Si pendant plusieurs jours je n'écris pas, vous ignorez ce qui m'arrive... Peut-être que je ne suis pas chez moi, peut-être que mon accès au net a sauté, peut-être que je suis malade... je choisis d'écrire ou non, et je décide de ce que je raconte ou pas donc, mon intimité, je la gère comme je l'entends, malgré tout. Souvent, il y a des choses que j'aimerais écrire mais je me dis que je n'ai pas à vous embêter avec ça ou à vous déranger, ou à vous affoler, ou à vous ennuyer... Bref, je garde pour moi des choses de ma vie qui sont finalement très personnelles et, je pense que beaucoup d'entre vous agissent de même. Il y a une sorte d'auto-censure naturelle qui s'exerce parce qu'on n'est pas dans un journal intime mais bel et bien dans la jungle d'internet et qu'on ne sait jamais qui va nous lire et les conséquences que pourront avoir nos articles sur nos lecteurs... Je me souviens de deux articles sur lesquels j'étais tombée par hasard sur des blogs inconnus : eh bien, le malaise que j'avais éprouvé en les lisant, même pas en entier, m'avait dérangée toute la soirée. J'en voulais à leurs auteurs d'avoir ainsi "violé" ma navigation tranquille mais, je m'en voulais aussi d'avoir cliqué sur leurs liens par curiosité... Depuis lors, je fais attention à ce que je dis puisque je ne sais pas qui va arriver ici par hasard et dans quel état d'esprit seront ces lecteurs de passage.

     

    Bien sûr,  de nos jours, les gens s'exhibent énormément et en particulier sur le net.  On entre dans leur vie par un petit trou de souris ou carrément par la grande porte tant il est vrai que certains racontent tout dans les moindres détails... et là, pour le coup, on est presque comme au camping, parce qu'on sait même à quelle heure ils sont allées aux toilettes et ce qu'il y ont fait (même si on s'en doute un peu parce que, de ce point de vue, on est à peu près égaux... ). Il arrive de temps en temps que ça soit gênant, comme je le disais plus haut.. On a tous un côté voyeur mais quelquefois, on n'a pas envie de voir parce que ça va trop loin. On nous balance un tas d'informations privées comme ça, sans pudeur ni retenue et on frôle l'overdose...

     

    C'est un peu la différence entre l'érotisme et la pornographie... D'un côté, on a du mystère... On aime lire les articles d'un blog où l'auteur se dévoile petit à petit, par un mot ou une image... On aurait envie d'en voir plus mais non, on devra se contenter d'imaginer. et d'attendre la prochaine scène où là, peut-être, une autre partie de la vie sera révélée.. De l'autre côté, on a le grand déballage... On voit tout, en détail, de très près... de trop près même et, après l'excitation du moment, celle qui réveille et réjouit la part "voyeuriste" de notre personnalité, on a envie d'arrêter le film parce que ça ne sert plus à rien, on en a trop vu, on est au bord de la nausée...Comment savoir jusqu'où ne pas aller trop loin ? Là encore c'est très personnel, je suppose. Il m'arrive de me demander comment on peut à ce point manquer de pudeur et de dignité, d'amour propre... Ou alors, au contraire, à quel point des gens peuvent être égocentriques et persuadés que tout dans leur vie mérite d'être écrit...

     

    Bah oui, parce qu'une partie du problème est là : au camping, si je vais aux toilettes c'est parce que c'est un besoin naturel et vital, si tout le monde voit ce que je mange, c'est aussi parce que j'ai besoin de manger, si je m'engueule avec quelqu'un, c'est parce que, sur le moment, une situation a fait que je n'avais pas le choix... donc, mes voisins vont "profiter" du spectacle malgré moi. Mais, si je fais la démarche d'écrire sur mon blog que je suis allée aux toilettes (ou pas), ce que j'ai mangé (ou pas), et que je me suis engueulée avec quelqu'un (ou pas) c'est parce que j'estime que ça mérite d'être raconté, que donc ça va intéresser quelqu'un et que je considère que ma vie est incroyablement plus géniale que celle des autres... non ??? Néanmoins, il faut avouer qu'à partir du moment où on commence à écrire sur le net en sachant qu'on va être lu, c'est qu'on est tous un peu dans ce trip un chouia prétentieux de se dire que nos écrits vont intéresser quelqu'un à travers le monde...

     

    Cependant, le blogueur choisit ce qu'il dévoile et peut tout aussi bien ne rien dévoiler du tout. Ça existe aussi... Des gens qui postent des photos ou des articles anodins, presque sans commentaires ce qui fait qu'on ne sait presque rien d'eux-mêmes, de leur vie. On ignore tout... Dans un sens, c'est un peu frustrant parce que, justement, on a pris l'habitude de consulter les blogs pour jeter un oeil dans la vie des autres. Les blogs sont comme autant de fenêtres ouvertes sur la vie des autres qui est parfois plus passionnante que la nôtre...ou pas... Peut-être est-on fasciné aussi par le fait que la vie des autres soit un peu comme la nôtre et que, du coup, on se sent un peu moins seul ? Peut-être expose-t-on ses emmerdes les plus intimes afin de trouver un écho qu'on ne trouve jamais par ailleurs ?

     

    Pour en revenir à la comparaison initiale, c'est vrai que, dans un sens, les blogs sont une sorte de "campings des âmes" avec tout ce que ça implique d'exhibitionnisme plus ou moins marqué... Au camping, comme sur les blogs, on va trouver des gens qui s'efforceront toujours d'être discrets... mais, dans certains cas, leur discrétion ne pourra pas être totale... sur un blog, oui, s'ils le souhaitent... et leur exhibitionnisme aussi pourra être total et même extrême... mais, là encore une différence avec le camping : si on ne veut plus aller lire les déballages continuels et excessifs de certains blogueurs, libre à nous de ne plus cliquer sur leur lien... Au camping, si on se retrouve à côté de gens impudiques, exhubérants, colériques... pas le choix, on est coincé et on devra subir leurs élucubrations quotidiennes s'il n'y a pas d'autres places ailleurs, plus loin...


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