• Au début du mois, mon blog a fêté ses 3 ans d'existence. Déjà. Je me disais qu'en 3 ans j'en avais dit des choses ici ! 664 articles publiés, ça en fait des mots ! Bon, en comparaison de certains, pas tant que ça mais quand même énormément plus que d'autres aussi ! Mais, là, ce ne sont que des chiffres et les chiffres, surtout pour une prof de français, ça n'a jamais voulu dire grand chose.

    Ce qui me tracassait l'autre jour c'est que je risquais de radoter... Ben oui, j'ai remis le nez dans mes anciens articles et je me suis aperçue que souvent je ne me souvenais pas du tout, mais alors pas du tout de les avoir écrits. C'est bête... Donc, évidemment, j'ai tout de suite vu la conséquence possible de ma mémoire de poisson rouge... je risque un jour de radoter, de redire la même chose que ce que j'avais déjà dit il y a un an ou plus. Bon, peut-être que vous aussi, mes chers lecteurs, vous aurez eu la bonté d'oublier que je l'avais déjà dit et donc, de ne pas me blâmer pour la réédition.

    Mais, y'a pire... imaginez que je ne me souvienne pas de ce que j'avais dit et que je publie un jour un article sur le même thème mais en disant tout le contraire de ce que j'avais écrit la première fois ! Quelle horreur ! Je passerais alors pour une écervelée lunatique. Gloups... pas top la réputation... Ça m'était arrivé une fois, sur l'ACF je crois mais heureusement j'avais dit la même chose presque au mot près. Ouf... elle est cohérente la fille ! Z'allez m'dire que j'ai le droit de changer d'avis aussi et puis, d'ailleurs, y'a que les cons qui changent pas d'avis... et moi, j'ai pas envie d'être conne. Alors, je pourrais changer d'avis, juste comme ça, pour dire que je suis pas une imbécile. Juste instable. Non parce que bon, y'a quand même des sujets sur lesquels on ne devrait pas trop varier à oins de vouloit perdre toute crédibilité, genre raconter un souvenir de 36 manières différentes... ou bien, plus sérieusement, certains grand principes qu'on peut avoir... même si, en fonction des circonstances les grands principes aussi peuvent varier, mais ça, c('est une autre histoire... Je perds mes moutons...

    Pour en revenir à ce blog, je pense que j'ai évolué dans ma façon de le concevoir. Au début, je le voyais principalement comme un moyen de mettre en ligne mes poèmes et puis, finalement, j'ai laissé tomber tout ça et j'ai parlé un peu plus de moi. Il paraît que pendant longtemps je suis restée trop évasive sur les gens dont je parlais. C'est Julien qui me l'avait signalé. Il disait qu'on voyait bien que j'évoquais des gens mais que je ne les citais jamais. C'était par pudeur. Après tout, c'est mon blog, pas le leur... et ce n'est pas parce que ce sont mes amis qu'ils ont forcément envie qu'on parle d'eux publiquement. Si je le fais c'est parce que je le veux bien mais eux, ils n'ont rien demandé. Mais, comme j'écoute toujours les conseils quand ils me semblent avisés, j'ai fait un effort et j'ai parlé un peu plus clairement des gens que je fréquente... pas trop non plus parce que je ne suis toujours pas à l'aise pour le faire. Je sais pas pourquoi...

    Bref, après 3 ans, je suis toujours attachée à mon blog même si je publie de façon irrégulière depuis un moment. Je sais que je ne le lâcherai pas de sitôt...

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  • Ce week-end, c'était notre fameuse "foire Saint-Michel"... pourquoi "fameuse" ? Parce que c'est un événement à Brest et tout Brestois qui se respecte attend cette date avec impatience. Pendant des années, j'ai fait partie de ces Brestois qui se respectent. J'attendais cet événement avec autant d'impatience qu'un gamin qui espère voir le Père Noël. C'était bien huilé... j'allais le samedi matin seule en général et le dimanche j'y allais avec une amie. Notre truc c'était la partie vide-grenier plutôt que marchands professionnels. On trouvait des disques ou des jeux pour complèter notre collection. On mangeait un sandwich sur le pouce au milieu de la foule et le soir on avait notre sac à dos rempli de trucs inutiles mais sympa...



    Et puis, il y a deux ans, il y a eu la fermeture de L'amicale Claude François. C'est tombé à peu près à ce moment là... et comme en plus j'avais des soucis de santé, je n'ai pas eu envie de bouger de chez moi. J'ai préféré rester déprimer toute seule dans mon coin. C'était la première fois depuis au moins 15 ans que je ne me rendais pas à la foire mais, franchement, le coeur n'y était pas. J'aurais eu envie d'écrabouiller tous les gêneurs et autres braillards qui m'auraient contrariée  


    L'an dernier, pareil... c'était une période où je n'avais pas du tout le moral, pour d'autres raisons certes, mais le résultat était le même. Donc, pas de foire...

    Et cette année, je n'ai pas le cafard, je me sens plutot pas mal mais pas de foire non plus. Pourquoi ? Je ne sais pas.... la flemme de devoir me lever tôt le week-end (oui, la grasse mat' c'est sacré pour moi), la flemme de marcher dans des rues bondées, pas envie d'être en plein soleil à chiner pour ne finalement rien trouver, pas envie d'entendre le bruit de la foule, les gosses qui braillent, les gens qui bousculent tout le monde pour arriver en premier devant un étalage. Et puis, je n'avais besoin (envie) de rien...

    Les disques, ceux de Claude François, maintenant, pour en trouver faut se lever tôt (et comme je l'ai dit plus haut, c'est pas mon truc ), les jeux... souvent sont aussi chers, voire plus chers qu'en magasin avec en prime l'incertitude sur leur qualité, les bouquins, j'en ai à revendre et c'est moi qui pourrais aller tenir un stand mais, là encore faudrait être debout aux aurores (et moi, debout aux aurores..... )... donc, voilà, je suis restée chez moi, tranquillement. J'ai regardé la télé, j'ai surfé sur le net, j'ai glandouillé (beaucoup), j'ai bossé (un peu)...

    Serait-ce l'âge qui provoque cette flemmingite aiguë ? Ou alors ma nature profonde d'ermite qui se réveille (elle aussi assez tar
    d ). Je crois que j'aime bien rester chez moi, j'ai besoin de calme, pas de foule... j'adore voir des gens, aller chez des gens mais pas au milieu d'inconnus... Je sais pas, j'avais tout simplement envie de rester tranquille. Mais ce qui est fou, et qui prouve que je ne sais pas ce que je veux, c'est qu'aujourd'hui, je regrette de ne pas y être allée... je regrette l'époque où j'y allais avec plaisir... je regrette aussi, peut-être de n'avoir pas osé demander à mon amie si elle accepterait de m'accompagner... je n'avais pas envie d'être seule au milieu de cette foule anonyme...

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  • Il y a des chansons qui nous trottent dans la tête tout le temps... ou presque. Et puis, il y a les chansons qui s'incrustent dans notre cervelle maléable de façon quasi définitive... Non, j'exagère pas. Ça fait plusieurs semaines que j'ai toutes les nuits, tous les soirs, tous les matins une chanson, toujours la même dans la tête. Oh c'est pas le genre "rikiki pousse pousse" (clin d'oeil à mon ami Julien s'il s'attarde un jour par ici) ou " le petit bonhomme en mousse"... ça, ça vous rentre dans la tête et c'est particulièrement pénible vu le néant des paroles... La mienne, non, y'a plutôt des paroles fortes qui me touchent mais bon, plusieurs nuits de rang, ça commence à faire lourd.

    Je sais pas pourquoi elle m'est restée, celle-là. J'ai gravé un disque que j'écoute chaque matin et chaque soir dans ma voiture et la chanson fait partie des 83 qui sont présentes sur ce CD... alors, pourquoi celle-là ? Bon, quand j'arrive à destination et que c'est cette chanson qui passe, à la rigueur, je comprends qu'elle reste dans ma tête... mais, c'est pas toujours le cas... vous imaginez bien que sur 83, le hasard ne fait pas en sorte que ce soit cette chanson qui termine mon trajet... donc, mystère...

    Pour me sentir moins seule, je vous la mets...on sait jamais, elle va peut-être s'incruster dans votre cerveau aussi ! (non, je suis pas cruelle, pourquoi ?)


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  • Voici un article que j'ai vu sur un forum.

    Thomas Gunzig Ecrivain

    J’ai toujours bien aimé les vaches. Des grosses bêtes avec des regards doux et tristes. J’ai toujours aimé, au détour d’une balade, croiser leurs grands yeux mouillés. Je crois que, parfois, je me reconnais un peu en elles, coincées derrière un barbelé, les papattes dans la boue et l’herbe humide, à regarder passer la vie sans rien y comprendre. A attendre une fin qui chaque jour est un peu plus proche.

    Une vache, c’est incroyable comme ça se laisse faire : on lui dit de sortir et elle sort, on lui dit de rentrer et elle rentre, on lui dit de ne plus bouger et elle ne bouge plus et elle donne son lait, comme ça, sans faire d’histoires, sans rien connaître à l’économie, sans rien connaître à la Politique agricole commune, sans rien connaître à l’Europe et sans savoir que le désespoir de celui qui la trait, le poussera à le répandre par hectolitres sur le bitume d’une autoroute. Pourtant, il m’arrive souvent de penser qu’une vache, c’est vachement plus fort qu’un homme. Une vache, ça doit bien peser dans les 600-700 kilos, sans compter le lait et parfois, il m’arrive de me dire que si toutes les vaches du monde avaient soudain envie de manger de la viande, que si toutes les vaches du monde décidaient de ne plus partager, qu’elles se disaient que leur lait, c’est pour leur petit veau… Même dans les bureaux cossus et inaccessibles des commissaires européens, on aurait du souci à se faire.

    Parfois, quand je vois les profs, je me dis que c’est un peu comme ces vaches que j’aime bien. Comme les vaches, ça vit dans l’inconfort de ces établissements scolaires qui se décomposent lentement, faute de moyens et surtout faute d’attention (j’ai connu des profs qui prenaient sur leur week-end pour repeindre leur classe à leurs frais). Comme les vaches, les profs c’est plutôt docile : ça rentre quand on leur dit de rentrer, ça sort quand on leur dit de sortir, ça se tient tranquille… Et puis ça donne… Pas du lait évidemment, mais du savoir… Chaque jour de chaque semaine de chaque année… Et comme le lait, ce savoir, tout doucement ça fabrique des petits adultes qui seront pompier, astronaute, acteur, musicien, vendeur de chaussettes ou bien encore ministre bien assis dans un bureau inaccessible, cossu et fraîchement repeint aux frais de la communauté.

    Il m’arrive souvent de me dire que le jour où les profs en auront marre, on aura tous du souci à se faire.

    Et si c’est le même jour que les vaches, nos enfants que nous aimons tant finiront maigres, déminéralisés, démoralisés et finalement assez crétins.

    En un mot la fin du monde.

    Et peut-être qu’alors, il faudra que dans les bureaux de ministres et les bureaux de commissaires, on commence à vraiment travailler. Mais il sera peut-être trop tard.



    http://www.lesoir.be/forum/chroniques/2009-09-16/profs-vaches-argent-727706.shtml

    Cet article m'a interpellée. Il a un côté "touchant". C'est vrai qu'on pense jamais aux vaches de cette façon et pourtant, ce sont de bien braves bêtes. C'est pas qu'on ne les aime pas ou qu'on les aime... elles font partie du paysage. Elles sont là. Comme les profs. Et c'est vrai qu'un prof, ça se plie pas mal à tout ce qui lui tombe dessus... On a des programmes à suivre, on les suit, persuadés que c'est comme ça qu'on fera progresser les élèves. Et puis, après, une fois qu'on est habitués aux programmes, on nous dit que finalement ils ne sont pas bons, qu'il faut les changer... Les inspecteurs nous reprochent de faire ce qu'ils encensaient deux ou trois ans avant, ce qu'ils ont eux-mêmes mis en place parfois. Et on ne dit rien. On fait de notre mieux mais ce n'est jamais bien et dès qu'on fait un pas de travers, on nous tombe dessus... y'en a même parmi nous qu'on conduit à l'abattoir, tout à fait consciemment et sans scrupules...

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  • Vous vous rappelez l'histoire de mon élève de 6e qui avait confondu son livre et son cahier ? Oui, c'était y'a deux ou trois jours... Bon, eh bien ce matin, c'était "récitation" et je leur avait demandé d'apprendre un poème, évidemment... mais aussi de le copier sur une feuille pour que je voie comment ces chers petits copient un texte (en général, c'est pas triste !). Donc, voici le tour de ma fameuse élève que nous appellerons Marie pour plus de facilité.

    Je l'appelle pour venir au tableau et m'apporter son poème copié et éventuellement illustré. Là, hésitation de Marie. Je demande ce qui se passe (je sens que je vais souvent poser cette question avec elle...). Elle me dit "Ah oui, mais moi j'ai copié sur mon livre !"... Là, ayant oublié l'incident de l'autre jour, je m'exclame, horrifiée : "Quoi ?! Sur ton livre ???"... et Marie de me montrer son cahier : "Ben oui, là, j'ai copié, sur mon livre."... Ouf, déjà elle n'a pas écrit sur son bouquin (j'ai eu une frayeur un instant !) mais elle confond encore et toujours un cahier et un livre, grrrrrr... Comment je vais faire pour faire comprendre ça à Marie parce qu'elle a l'air d'y tenir à ses cahiers et ses livres (ou à ses livres et ses cahiers, je m'y perds) ??? S'il faut en revenir à ces bases tellement évidentes, je vais jamais m'en sortir avec mon programme, moi !


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