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    Pourquoi ai-je toujours adoré cette série télé ? Elle n'a rien de si particulier, à part peut-être cette espèce de lien unique et si fort qui unit les deux héros, deux flics peu ordinaires, avec des méthodes quelquefois peu orthodoxes. 

    Je me souviens très bien de l'épisode qui a provoqué en moi cette espèce de folie pour la série. C'était un épisode où Starsky était enlevé par les membres d'une secte satanique Hutch, de son côté faisait tout son possible pour retrouver son partenaire et à la fin, cette émotion et cette joie lorsqu'ils se retrouvent m'avaient particulèrement émue. 

    Cette amitié entre les deux hommes, je l'ai toujours trouvé tellement riche et sincère (un peu comme si dans la vie, ils ne pouvaient qu'être amis aussi) que je me suis mise à rêver qu'un tel sentiment pouvait réellement exister. Les épisodes qui me plaisent le plus sont ceux où cette amitié est la plus évidente. Il y en a même un que j'ai dû regarder une bonne trentaine de fois, je connais quasiment les répliques par coeur !

    Gros coup de coeur donc pour une série culte des années 70.

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  • La Bible n'est pas mon livre de chevet et pourtant, de temps en temps, il y a certaines phrases bibliques qui me parlent. En voici une que je trouve parfaitement en symbiose avec ma pensée actuelle :

    Satan se déguise bien en ange de lumière. Ce n'est donc pas merveille si ses ministres se déguisent en ministres de justice.

    Quoi de pire en effet qu'un suppot de satan persuadé d'avoir la légitimité de faire la justice ? Lorsqu'on est dans son bon droit et qu'on a toujours essayé de faire au mieux, on n'est jamais récompensé comme il le faudrait. Et,  paradoxe suprême, même si on a toujours essayé de faire au mieux, on est baffoué, critiqué, insulté, humilié lorsqu'on a le malheur de mettre en lumière des infractions, des actes répréhensibles, des comportements détestables...

    Les ministres de la justice "diabolique" s'indignent toujours très vite dès qu'on touche à leur bon droit de faire le mal... ils finiraient même par faire croire que ce sont les "bons" qui sont devenus des "mauvais" et que tous les maux de la terre les accablent à tort, eux qui sont si saints.

    Ils manipulent, retournent les arguments à leur avantage, inventent, révèlent de fausses vérités, s'agitent en tous sens pour blanchir le tableau pourtant si noir de leurs mauvaises actions. Ils jouent les outrés, les choqués, les blessés et réclament vengeance. Vengeance de quoi ? S'ils ont été malhonnêtes, il n'était que justice que leurs malhonnêtetés soient connues au grand jour et c'est pourtant les plus malhonnêtes qui réclament justice !

    Ils voudraient qu'on les plaigne... et pourquoi pas en plus leur décerner une médaille pour avoir combattu si vaillamment leur ennemi ? Avec toutes ces mascarades, on en oublierait presque que ce sont eux les "mauvais" et qu'ils ne méritent donc aucun traitement de faveur, bien au contraire... Ils s'érigent en zorro pour défendre un honneur qu'ils ont perdu depuis longtemps, qu'ils ont vendu à leur maître, Satan, depuis fort longtemps, tellement longtemps qu'ils ont oublié la signification des mots "honneur", "justice" et "dignité"...


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  • "Beauté, tu n'existes que dans l'oeil de ton admirateur."

     

    Voici le titre d'un épisode de la fameuse et fabuleuse série "La 4e dimension". Il remet en cause bien des principes sur lesquels est fondée notre société en particulier toute la notion de "beauté". Qu'est-ce que la beauté ? Qui peut être sûr et certain d'être beau ? Pour qui sera-t-il beau ? Existe-t-il une beauté universelle ? Quelle est la valeur de la beauté ? Un être beau est-il un être bon ? Une belle âme peut-elle se cacher derrière une apparence de laideur ? On a tendance à cataloguer les gens dans l'une ou l'autre de ces catégories. C'est rassurant de savoir qu'il y a d'un côté les beaux et de l'autre les laids. Tant qu'à faire, on espère tous faire partie de la première mais finalement, à la fin de cet épisode, on se demande qui est véritablement apte à décider dans quelle catégorie caser les autres... et se caser soi-même. 
    Dans l'épisode, les personnages sont tous filmés de dos, ou alors restent dans l'ombre. On ne voit jamais leur visage... le personnage principal est une femme qui a le visage complètement recouvert de bandages et on comprend rapidement quelle a subi une opératon de chirurgie esthétique parce qu'elle est, selon elle et son médecin "monstrueuse". Les enfants crient d'horreur sur son passage, elle est traitée comme une paria et visiblement après 10 opérations ça n'a rien changé. Là, c'est sa dernière chance. Le médecin lui explique que si ça n'a pas marché, elle devra aller dans une sorte de camp retranché réservé aux "gens" comme elle. Le médecin semble assez pessimiste et confie à une infirmière qu'il est dommage qu'une âme aussi belle se cache derrière une apprence aussi affreuse.

    A quelques minutes de la fin, on enlève les bandages. Nous découvrons enfin le monstre dont on nous parle depuis le début et là, Ô surprise, c'est une femme magnifique qui apparaît... mais lorsqu'elle se regarde dans un miroir elle se met à hurler et le médecin lui demande d'être courageuse... et là, on voit enfin le visage de tous les autres. Leur visage ressemble à un elephantman mélangé avec un cochon. Ils sont diformes, inhumains mais prennent tous pourtant un air effrayé en voyant la belle femme parce qu'elle ne correspond pas à leur norme.

    Amusant, non ?

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  • Il y a des jours comme ça. Des jours où, sans savoir pourquoi, on a l'impression qu'on a tout faux, que quoiqu'on fasse ce sera mal fait, mal compris, mal interprété, bref "mal" comme l'écrivaient au stylo rouge les maîtresses d'antan. Et déjà à l'époque, je détestais voir apparaître ce "mal" sur mes cahiers. Ca n'arrivait pas souvent, heureusement... sauf en calcul. Eh oui les calculs ça n'a jamais été mon fort ! Et dans un sens, quand j'avais "mal" en calcul, ça me dérangeait beaucoup moins que si c'était en rédaction parce que ça, j'y tenais, ça comptait pour moi.

    Il y a donc des circonstances dans lesquelles un "mal" sera presque pris pour un "bien" ou du moins, il ne fera pas de mal. Il y en a d'autres où au contraire ça fera très mal tout simplement parce qu'on avait mis tout son coeur dans ce que l'on avait fait et que le destinataire a mal compris le message. Et puis, il y a les "mal" que l'enseignant nous met pour notre bien, pour nous forcer à réagir, à mieux faire la prochaine fois, mais qu'on prend mal parce qu'à ce moment là on ne voit que le jugement qui est porté sur notre travail, ou même sur nous.

    Et plus l'enseignant est quelqu'un qu'on apprécie plus le mal du "mal" est grand et mal vécu. Normal... quand on s'en fiche de quelqu'un on se fiche aussi de ses remarques éventuelles. Elles ne nous touchent pas. On en tiendra peut-être compte, oui, mais sans plus. Si ça vient de quelqu'un qu'on apprécie, on a l'impression qu'il ne juge pas seulement notre travail mais ce que nous sommes et ce que nous représentons à ses yeux. On a tellement envie de lui faire plaisir, de se surpasser pour qu'il soit fier de nous que, finalement, son "mal" est un véritable coup de poignard qui nous prouve qu'on a échoué sur toute la ligne même si, évidemment, ça ne concernait qu'un événement ponctuel.

    Alors après dans la vie c'est un peu pareil. Il y a des gens qui nous font des remarques, qui écrivent en rouge des "mal" sur notre vie et si certains s'effacent d'un coup d'éponge, d'autres restent gravés comme s'ils avaient été écrits au fer rouge. C'est pas faute de vouloir les éviter mais les malentendus et les incompréhensions diverses et variées se chargent de nous ramener à la réalité, au fait que tout ne peut pas être "bien", au fait qu'on n'est pas parfait et que quoiqu'on fasse, même avec les meilleurs sentiments du monde, on peut être mal compris.


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