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    Depuis quelques temps se développe enfin la théorie selon laquelle les animaux ne seraient pas dépourvus de pensée, loin de là. Cela me ravit vraiment car j’en ai toujours été persuadée mais on m’a toujours considérée comme une douce rêveuse, au mieux… et une folle furieuse au pire. Au collège, j’ai même eu droit à une leçon de morale à ce sujet. J’avais en effet osé prétendre qu’un animal était capable de faire des choses incroyables par courage ou par amour de son maître. Le prof m’avait alors expliqué qu’il fallait véritablement que je m’enlève ces absurdités de la tête ou qu’au moins je n’ai jamais l’audace de les évoquer en public. Pour lui, un animal est un animal point final… n’agissant qu’en fonction de ses instincts, rien d’autre. Ce sermon m’avait profondément agacée à l’époque… et en y réfléchissant ça m’agace toujours. Ensuite, j’ai un droit de la part d’un membre de ma famille à d’autres leçons de morale m’expliquant en long en large et en travers que les animaux ne sont que décoratifs, à l’instar des plantes vertes, et n’ont par conséquent AUCUN intérêt. Selon cette personne il aurait été plus intelligent de m’occuper des êtres humains que des animaux… comme si l’un et l’autre étaient incompatibles ! N’importe quoi ! Pourquoi ne pourrais-je adorer mon chat et mes amis ? En quoi le fait d’adorer mon chat lui prouverait que je n’aime pas les gens ? Une aberration, tout simplement !
     
    Alors, je suis très contente de voir que de nombreux scientifiques renommés accordent désormais une réelle forme d’intelligence à nos amies les bêtes. J’ai toujours été consciente que les animaux n’ont pas la même intelligence que nous, évidemment mais pourquoi à partir de ce constat leur refuser la moindre intelligence et tout baser sur l’instinct ? Nous avons aussi nos instincts, ils ont les leurs, plus développés certes mais pas incompatibles avec la notion d’intelligence. Ce serait trop restrictif ! Ils ont aussi des sentiments et une certaine forme de réflexion, selon leurs moyens. Ne comparons pas ce qui n'est pas comparable non plus... une limace sera moins performante qu'un éléphant, ça paraît évident !
     
    Donc arrêtons de dénigrer les animaux et de nous proclamer les maîtres du monde car, même si nous avons des qualités certaines, nous avons pas mal de choses à apprendre du règne animal.

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  • J'avais entendu parler de ce film, enfin ce dessin animé japonais et je ne l'avais encore jamais regardé. C'est vaiment une petite perle, une sorte de parenthèse féérique (mais tragique) dans un monde de violence. Quelques images dures à supporter : la mère des deux enfants brûlée sur tout le corps. Mais tellement de tendresse dans la façon dont le grand frère prend soin de sa petite soeur de 4 ans. Tellement de cruauté aussi de la part de la famille qui refuse de les accueillir. Beaucoup d'ingéniosité dans leur façon de se débrouiller seuls... et tellement de tristesse à la fin... Les images et la musique nous emportent et on a même du mal à s'en remettre tellement c'est fort... et beau, simplement beau.

    L'image du bonheur au milieu des lucioles qui rassurent la petite fille effrayée par le noir contraste avec les lumières des bombardements américains synonymes de mort et de souffrances. Et si la nourriture ne venait pas à manquer, les deux enfants auraient pu être heureux, loin de toute civilisation, loin des adultes et de leurs cruautés... mais peut-être trouvent-ils tout de même une forme de bonheur dans leur mort tragique car au moins ils restent ensemble pour l'éternité.


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  • Ces derniers jours, dans les journaux télévisés un sujet prédominant : le temps et sa douceur inhabituelle. Si c'est un événement, et c'en est un, il faudrait le considérer sous un angle moins "heureux" car ces changements climatiques ne devraient pas nous réjouir, bien au contraire.

    Mais, pendant qu'on parle du beau temps on n'aborde pas le reste, les problèmes réels ... on se voile la face et derrière le temps qu'il fait on feint d'oublier que le temps passe avec son lot de drames et de catastrophes diverses et variées...

    Alors continuons de fermer les yeux pour ressentir sur notre visage les bienfaits du soleil de janvier... à force de s'en persuader, nous finirons pas croire que tout va bien, non ?


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  • Les mots sont assassins. On les croit inoffensifs. Il existe même une expression qui dit "Ce ne sont que des paroles en l'air." Et pourtant, leur pouvoir est immense. Avec eux, nous sommes chacun à notre tour coupables des pires crimes, parfois même sans vraiment nous en apercevoir, sans en prendre conscience. Pire même ! Mis devant les dires nous ne voyons pas le problème, la douleur causée. Nous la minimisons "Oh, c'est juste une façon de parler et tu t'offusques pour ça !" Alors oui on paraît susceptible et peut-être l'est-on d'ailleurs. Mais il arrive que ces petites choses en apparence si anodines soit capables de provoquer les pires maux. Est-ce un hasard si les mots sont homophones des maux justement ?

    On n'y fait pas suffisamment attention et pourtant, combien de mots ont  déjà tué ? Blessé seulement même. Ces mots indélébiles, creusant jour après jour notre tombeau. On essaie de les effacer, de les oublier mais ils reviennent les jours maussades et, ils font aussi mal qu'au premier jour... les blessures causées par des coups de poignard ne guérissent jamais vraiment... on croit qu'on a cicatrisé et un seul mot suffit à ouvrir une plaie béante qui n'avait finalement jamais cessé de nous faire souffrir...

    Pourtant, on en a des armures que l'on pense solides... et on se croit blindés ! On se dit qu'on n'écoute pas, on imagine qu'on oubliera parce que les "paroles s'envolent", on pense que celui qui les a prononcées n'est qu'un sombre crétin qui ne vaut pas la peine d'être entendu, ou bien on s'imagine qu'il ne les a pas réellement pensées... Et avec tout ça on se croit à l'abri des maux... Foutaises ! Quand les mots tombent, nos armures s'éfritent comme de vulgaires capes en papier crépon. les mots nous pénètrent jusqu'au coeur de nos entrailles comme autant de lames acérées et glaciales. Mais notre dignité nous permet de tenir debout et de faire face courageusement tout en sentant notre âme se tordre de douleur avec cette horrible impression qu'elle ne se relèvera jamais.

    Quels sont ces assassins dont je n'ai pour le moment pas établi le portrait robot ? Leurs visages sont multiples et chacun a ses propres bêtes noires. Parfois c'est juste celui qu'on n'a pas entendu au moment où on l'attendait... ou bien, celui que l'on n'attendait plus quand il est arrivé trop tard... 

    Mais il faut bien vivre avec ces criminels en puissance, il faut bien survivre en étant simplement consicent que s'ils sont notre faiblesse, ils sont aussi notre force à partir du moment où l'on apprend à les manier à notre façon.


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  • Et si j'avais toujours fait fausse route ? Comment savoir qu'on ne s'est pas trompé de chemin, qu'on n'est pas parti à contre sens ou de travers ? Juste parce qu'au bout la lumière paraissait accueillante... C'est un peu comme si j'avais suivi une voie, un rail malgré moi. Pourtant j'ai fait des choix... il me semble... Etait-ce les bons ? Ce chemin m'a emportée et m'a menée à un cul de sac... impossible de reculer, impossible d'enfoncer les murs qu'il y a autour de moi... je suis cloîtrée ici. Je me fracasse la tête sans cesse contre ces murs de pierre, jusqu'à en faire sortir l'idée que la seule solution serait de les escalader afin d'aller voir au-delà... ce n'est pas possible que tout s'arrête comme ça, que ce soit la fin... il y a obligatoirement un horizon plus loin, un infini plein de promesses et d'espoirs encore inconnus. Je ne veux pas croire qu'il n'y ait plus de choix possible, d'évasion possible, de re-création de mon destin... je ne veux pas finir comme ça, emprisonnée dans mes incertitudes, sans avoir tenté de m'en sortir... quitte à tout foutre en l'air, à tout exploser simplement parce qu'il le faut, comme un besoin vital.

    J'imagine parfois ces nouveaux horizons... ils m'ouvrent les bras mais je n'ose pas m'approcher. L'inconnu est tellement effrayant. La routine est usante, étouffante, frustrante et désolante mais elle a le mérite d'être rassurante. Que vaut-il mieux ? Survivre en sécurité, loin de tout danger mais au bord du précipice à chaque instant ou se jeter à corps perdu dans un vide inconnu porteur de vie et d'émotions ?


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